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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 16:07
THE WATERSHED : «  Inhale / exhale »

Shed Music 2015

Christophe Panzani (ts, clb, fl), Pierre Perchaud (g), Tony Paeleman (p, rhodes, kybds), Karl Kannuska (dms)

Voilà un album qui au départ, part de rien du tout et qui à l’arrivée côtoie des véritables sommets.

Au départ disions-nous, la rencontre de potes musiciens qui s’amènent chacun avec trois fois rien, juste quelques riffs, et qui font tourner l’impro. Et ces copains-là ont le sentiment qu’il se passe quelque chose, qu’ils se sont trouvés immédiatement, fusionnellement au point qu’ils se disent qu’avec juste ce minimum ils pourraient bien entrer en studio. Alors, aussitôt dit aussitôt fait.

Et à l’arrivée disions-nous, un album majeur et qui ne ressemble à rien d’autre. Que l’on voudrait raccrocher à quelques influences et que l’on n’y arriverait pas. Car cet album porte en lui sa propre identité et surtout son extrême richesse musicale.

C’est fou les nuances de cet album ! Qui dans la même foulée peut passer ainsi d’une pop-jazz évanescente à des extrêmes powerful et très rock. Où les ciselures sublimes de Christophe Panzani au ténor trouvent leur pendant très contrasté avec la guitare de Pierre Perchaud, qu’elle soit électrique ou acoustique. Ca groove grave à la Hendrix ou bien ça part dans des délicatesses raffinées. Et toujours il se passe quelque chose de nouveau. Ils lancent trois notes de départ et ça tourne. Mais pas, comme ça, juste pour tourner, mais aussi pour installer des climats, des ambiances, des sonorités comme sur ce titre éponyme qui évolue dans différents espaces comme de mouvantes poussières d’or.

Pierre Perchaud que l’on avait perdu un peu au cours de ses escapades ONJiennes revient ici particulièrement inspiré. Ses sonorités très rock se marient à merveille avec celles très jazz de Panzani que celui-ci soit au ténor ( quel phrasé, y god !) ou à la clarinette basse. Christophe Panzani qui, il faut le rappeler a longtemps tenu le pupitre de sax ténor dans l’orchestre de Carla Bley, excusez du peu.

Derrière, toujours ça assure avec un Karl Jannuska dantesque comme à son habitude. L’un des plus grands batteurs que compte cet hexagone. Et Tony Paelemean qui d’album en album se révèle ici assez bluffant alterne là encore le piano et l’électrique.

Où l’on assiste à la naissance d’un groupe absolument remarquable, où chacun de ses membres semble apporte une attention et un soin extrême à chacune de ses interventions, en empathie totale avec les trois autres.

C’est fort, c’est prenant c’est souvent émouvant, ça voyage et ca vous emporte.

Inspirez / Expirez et laissez vous porter par cet album absolument splendide et qui dit beaucoup de ce jazz de demain que l’on guette et vers lequel il ouvre des portes bien prometteuses.

Jean-Marc Gelin

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Published by jean-marc Gelin - dans Chroniques CD
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commentaires

Karl Jannuska 18/01/2016 21:53

Bonsoir Jean-Marc, Merci beaucoup pour ce super chronique (du disque de The Watershed). Très heureux que notre musique ta touché! Je tiens juste à signaler une petite erreur qui s'est glissé dans mon nom 'Kannuska'! A bientôt!

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