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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 17:33
LES INCENDIAIRES

Olivier Bost (trombone), Guillaume Grenard (trompettes, euphonium), Éric Vagnon (saxophone baryton)

Invités : Jean-Paul Autin (saxophone sopranino), Jean-Luc Cappozzo (trompette), Alfred Spirli (batterie, percussions & objets divers)

Saint-Fons, juin 2015 & Brignais, juillet 2015

Arfi AM 061 / L'Autre distribution

Trois musiciens s'étaient retrouvés en 2013 dans un quintette pour l'un de ces ciné-spectacles dont l'Arfi (Association à la recherche d'un folklore imaginaire) a le secret. Et ces trois-là, inspirés par l'instrumentation de l'inimitable Trio Apollo (le regretté Alain Gibert, avec Jean-Luc Cappozzo & Jean-Paul Autin), vont se rassembler sous la bannière des Incendiaires, au motif que leur aînés avaient allumé la mèche qui enflamme leur passion musicale. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, parmi les invités du disque, on retrouve les deux tiers d'Apollo. La musique est dans l'esprit de l'Arfi, au sens le plus exact, et donc le plus largement inclusif : ici les clivages coutumiers (savant / populaire, écrit / improvisé, sérieux / ludique....) sont brassés avec un ardeur joyeuse, et passés à la moulinette d'une convivialité exemplaire. Solistes expressifs, polyphonie jubilatoire, folie et chaleur communicatives, tout y est. Le jazz (tendance Mingus-Carla Bley, et plus si affinités) s'est assurément penché sur le berceau du groupe, mais la musique regarde aussi vers l'ailleurs, vers des lignes de fuite que l'on n'en finirait pas de poursuivre si l'on croyait aux chimères... et l'on y croit. Les titres, pleins d'humour et de fantaisie, donnent le ton : sans se prendre au sérieux, on fait sérieusement de la musique, avec la légèreté qui convient, et avec cœur (c'est important !). Ça groove, ça balance et ça emporte ; ça chante aussi, en mélodies bien fatales ou en éclats d'improvisations extrêmes : bref on est bien en territoire d'Arfi, et c'est justement ce qui nous réjouit. Et quand les invités s'y mettent, la réjouissance est à son comble, le chatoiement à son paroxysme, et l'on voit mal ce qui pourrait éteindre ce joyeux incendie, excepté la coda du dernier morceau.... et le dernier mot de cette furtive chronique.

Xavier Prévost

La plupart des musiciens de ce disque se retrouvera au sein de La Marmite Infernale pour le concert-spectacle Les hommes... maintenant ! , le jeudi 18 février à 20h à Paris, au Carreau du Temple

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Published by xavier Prévost - dans Chroniques CD
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