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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:49
PIERRICK PEDRON : «  and the »

Jazz Village 2016 ( dist. Harmonia Mundi)

Pierrick Pedron (as, ss, vc), Vincent Artaud (kybds), Damon Brown (tp), Marja Burchard (kybds), Jérôme Fanioul (xyl), Julien Herné (b), Bernd Oezsevim (dms), Chris de Pauw (g), Dida Ruiz (perc), Tom Simatipang (b), Jan Weissenfeldt (g)

De quelle drogue Pierrick Pedron est elle le nom ? Parce que là, pardon Pedron mais tu voles bien haut l'ami. T'as décollé et au passage tu nous la décolle aussi la pulpe de nos oreilles ! Comment vous dire, vous expliquer avec des mots simples ? Disons que dans la tête du saxophoniste, obsédé par l'art de l'arrangement (pas genre petits arrangements entre amis mais au contraire de la trempe de ceux qu'il porte au plus haut point dans le traitement des compositions et du son), se mêlent un peu tout. On entend ( ou du moins j'y entend) des clins d'oeil psychédéliques aux Beatles, à Genesis, au funk de Fela, à l'éthiopique lunaire, aux mélodies doucereuses et au 70's revival avec une pointe de free et de bop par-çi par-là. Tout se brouille, s'emmêle. Les compositions sont surtout comme un prétexte à façonner du son, un climax et de l’ambiant music. C’est puissant et tout ça est emballé dans un groove au goût fort.

La formation réunie autour du saxophoniste est emportée par la vague à moins qu'elle ne la crée elle-même (Val 2). Où l'on découvre Pedron au soprano dans un morceau aux structures déjantées (Tootoota) et toujours fait mouche à l'alto où il prend de la hauteur ( Val1) au delà des voicings qui s'ajoutent aux tapis sonores. Ça foisonne, c'est riche, ça se découvre et ça s'écoute 10.000 fois pour en faire le tour.

Et quelle orchestration mazette ! Pas moins que deux basses, deux guitares et deux claviers, avec des musiciens venus de l’espace pour des sessions enregistrées à Bruxelles et à Paris. Ça joue sérieux !

A la première écoute j'avais pas tout compris mais à mesure de la réécoute toutes les subtilités se découvrent peu à peu. Les incises, les trucs de marabout, l'électrique qui tapisse le sol, les soufflants qui s'envolent et la rythmique exceptionnelle.

On y entend aussi la pâte (la patte) de Vincent Artaud pas étranger à ces arrangements-là.

Perdu sur la lune, adossé à une Cadillac ou une Buick je ne sais pas, Pedron prend la pose et nous embarque dans son délire interstellaire.

Pierrick est grand. Il lévite, en apesanteur.

Terrible !

Jean-marc Gelin

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Published by jean-marc Gelin - dans Chroniques CD
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commentaires

Jo 19/02/2016 14:10

Bonjour,
La voiture est une Facel Vega Facellia coupé.

Michel B 18/02/2016 12:52

... et Macéo évidemment !!! Ainsi que Miles et Hancock période 70' !
Super groove, mélange équilibré et fascinant ... quelle maestria !!

Auclair 16/02/2016 11:40

Très bon!
Ecoutez donc TAHO!
Bonne musique!

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