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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 08:09
THE GRAND COSMIC JOURNEY : "Live at LIKE A JAZZ MACHINE FESTIVAL"

1CD/1 DVD (2016)

www.benoitmartinyband.com

www.artists.byp-online.com

https://www.youtube.com/watch?v=omfJp6jQPEI

Music composed by Benoît Martiny

Live production-Badass Yogi Productions

Voilà un type de projet que j’apprécie particulièrement : enregistrer live un concert lors d’un festival, ici au Centre Culturel Opderschmelz, en 2014, à Dudelange, lors de la 3ème édition du Like a Jazz Machine Festival, et sortir le CD parallèlement. Ainsi peut on passer de l’image au son, mixer dans sa tête les deux, revenir ensuite à la musique seule en filtrant les perceptions enregistrées ....
Le titre le plus pêchu, velu même, est intitulé « Not just a fling », avec cette énergie folle et l’urgence du rock, et comme par hasard, il fait l’objet d’un bonus vidéo-clip aux images urbaines qui défilent en accéléré et divisent l’écran suivant la tradition des films des années 70 ...

Faire du jazz « libertaire » comme dans les grandes années, du rock (un peu) psychédélique, du funk, un grand melting-pot où les frontières seraient inopérantes, avec l’énergie d’un orchestre électrisé : une guitare sonnante (Frank Jonas), une basse vrombissante ( Sandor Kem), des claviers frémissants ( Leon Den Engelsen) et un souffle épique qui emporte le tout : ça tombe bien, on aime ça ! Le leader est le batteur luxembourgeois Benoît Martiny qui s’adjoint la complicité de compatriotes soufflants, véritables pointures le « boss » Roby Glod aux saxophones, Michel Pilz à la clarinette basse. Sans oublier les fulgurances au ténor de Joao Driessen et à l’alto de Jasper van Damme. Sous tension, le band part au galop une grande partie du disque avec des compositions accrocheuses. Il y a aussi des ambiances suspendues, d’où le titre de l’ensemble The Grand Cosmic Journey, où le jazz revient comme dans cet «Alone » sensiblement planant, qui ne demande qu’à s’épanouir. Les saxophones, la clarinette basse apportent une autre dynamique, un velouté que strient aussi des embardées free-sonnantes. Explosions sonores à la fin du justement nommé «Hectic fantastic », avant un final « Funeral » très hard rock, ou metal mélodique qui enlève définitivement l’adhésion.

Une tentative réussie de récupérer l’éclat des modèles passés, un joyeux retour aux sources, sans trop de nostalgie néanmoins, portant haut ce courant vintage. Que demander de plus à ce voyage?

Sophie Chambon

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Published by Sophie Chambon - dans Chroniques CD
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