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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 08:44
SEBASTIEN PAINDESTRE TRIO  : « Paris »


La Fabrica’son 2016
Sebastien Paindestre (p, fd), Jean-Claude Oleksiak (cb), Antoine Paganotti (dms)
http://www.sebastienpaindestre.com/discographie/


Avant de partir en vacances j’avais prévu de vous parler de Brad Mehldau et de son très bel album « Blues and Ballads" qu’il a signé chez Nonesuch en compagnie de Larry Grenadier et Jeff Ballard.
J’avais prévu et cela aurait été amplement justifié.
Seulement voilà, entre temps j’ai mis dans ma platine l’album d’un pianiste dont nous vous avons déjà parlé plusieurs fois ici, Sebastien Paindestre et finalement j’ai décidé de changer mes plans estivaux.
Car après tout Mehldau, on vous en parle à toutes les sauces alors que Paindestre, moins.

Sebastien Paindestre que l’on sait amoureux de Radiohead auquel avec son groupe Amnesiac il a déjà rendu plusieurs hommages (Sebastien a même chroniqué dans les DNJ http://www.lesdnj.com/2016/05/a-moon-shaped-pool-radiohead-une-chronique-de-sebastien-paindestre.html) quitte ici les chemins de la pop. Il l’avait d’ailleurs fait avec le très bel album « En rouge » (http://www.lesdnj.com/2016/01/atlantico-en-rouge.html).

Mais ici, si l’on devait trouver dans « Paris » une nouvelle filiation, elle serait justement à chercher du côté de Brad Mehldau. Dans cet album, le même soin apporté aux compositions et au son. Même façon de partir de mélodies parfois très simples pour en faire un véritable matériau où le pianiste passe allègrement du clavier du piano à celui du fender, n’hésitant pas à en salir le son à volonté. Il suffit d’écouter Gaza-Paris-Jerusalem pour se rendre compte qu’avec Sebastien Paindestre, tout est affaire de reliefs et de cartes postales. Ou plutôt, non. A l’image fixe nous préférons celle en mouvement, quasi cinématographique. Il y a des plans fixes, en mouvement, des zooms, des travellings, des plans serrés et des plans larges rendus possible par la belle cohésion du groupe, sorte de soft-power-trio. Sebastien Paindestre y joue avec une admirable libération de toutes tension, gardant au bout des doigts un rare sens du grosse. Souple comme un gros chat à pattes de velours. Derrière, Jean-Claude Oleksiak est énorme à la contrebasse. Quand à Paga’ comme toujours c’est l’assurance d’un drive de grande classe.
Paindestre nous ballades ainsi hors des sentiers battus, dégagé de tous clichés dans un univers finalement très personnel. Un envers jamais univoque mais qui respire le jazz. A l’exacte intersection de R
adiohead et de Brad Mehldau il y a Sebastien Paindestre qui en apporte ici une démonstration éclatante.

Bon vous pouvez bien sûr acheter l’album de Brad Meldhau mais franchement je vous verrai bien emmener dans vos bagages celui de sebastien Paindestre. Les deux font la paire.


Moi c’que j’en dis..
Jean-Marc Gelin

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Published by Jean-marc Gelin - dans Chroniques CD
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