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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:37
Tony Hymas joue Léo Ferré

Tony Hymas (piano)
2016. Studio de Meudon. Nato/L’autre distribution

C’est une déjà ancienne histoire d’amour entre Tony Hymas et Léo Ferré. Le pianiste britannique a inscrit à son répertoire peut-être la plus forte des 480 compositions de l’anar-poète « Avec le temps » dès 1997 soit quatre ans après la disparition du chanteur en 1993, le 14 juillet. Il avait alors confié à un confrère : « C’est une magnifique pièce au piano comme la Sonate au clair de lune de Beethoven ». Il va mûrir son interprétation quelque temps avant de l’enregistrer en 2011 avec les Bates Brothers, pour le label fidèle Nato (Blue Door). Avec le producteur Jean Rochard, la collaboration, le compagnonnage serait plus exact, se manifeste depuis plus de trente ans. Aujourd’hui, c’est encore Ferré qui est à l’honneur. Chacun sait que jouer la musique de Léo le magnifique n’est pas sans risques. On se souvient de l’hommage donné par le chanteur Marcel Kanche (« Et vint un mec d’outre-saison ». Cristal 2012) avec un quartet qui respirait toute la force décapante du poète. Ici Tony Hymas est seul face à son piano. Il en joue avec générosité et tendresse pour extraire tout le suc de quinze compositions de Ferré qui sont presqu’autant de tubes inoxydables, C’est extra, Jolie Môme, Le pont Mirabeau (d’après Apollinaire), , Thank you Satan, Les anarchistes, L’amour fou... Impossible de choisir parmi ces titres, le plus simple (et le plus épanouissant) étant de faire confiance à Jean Rochard et de suivre l’ordre retenu d’entrée en scène, de La vie d’artiste (enregistré par Ferré dès 1953) à Est-ce ainsi que les hommes vivent ? (texte d’Aragon). Laissons-nous transporter par cet ouragan de passion.
Jean-Louis Lemarchand

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Published by Jean-Louuis Lemarchand - dans Chroniques CD
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