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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:18
Madness Tenors  BE JAZZ FOR JAZZ

 

 

MADNESS TENORS

Be Jazz for Jazz

Sortie 27 janvier 2017

Cristal records

Lionel Martin (saxophones), Georges Garzone ( tenor saxophone), Benoît Keller( contrebasse), Mario Stantchev (piano), Ramon Lopez ( batterie) 

En 2014 sur le festival bulgare de Stara Zagora, Lionel Martin fait une rencontre décisive en la personne du saxophoniste George Garzone. Naîtra alors ce projet de Madness Tenors en hommage au Tenor Madness de 1956 ( où Sonny Rollins se confrontait à John Coltane ), un quintet vif-argent composé de Mario Stantchev au piano, Benoit Keller à la contrebasse et du batteur Ramon Lopez, groupe que l’on découvrit à VAULX JAZZ en 2015.

Dès l’ouverture de ce brillant « Awo » rugit le saxophone de Lionel Martin énervé et effervescent et c’est parti pour plus de 9 minutes de transe. Distorsions et transgressions en un élan continu qui se poursuivent avec « Plus Plus », autre composition de Lionel Martin où le piano particulièrement percussif de Mario Stantchev suit les stridences des saxophones. Ramon Lopez, le batteur coloriste, rythmicien sans pareil, n’est pas en reste dans ce quintet cent pour cent jazz, apportant sa touche toujours très personnelle et exaltée, intégrant avec souplesse les imprévus de cette musique. Il faut attendre la cinquième composition pour entendre une pièce plus délicate de Georges Garzone « Fox in the wood ». Si Garzone reste au ténor sur tout l’album, Lionel Martin alterne les saxophones et fait ainsi varier, se superposer les timbres. Sans relâche, Lionel Martin vibre au son de ces musiques qu’il aime à déconstruire. Georges Garzone ne le suit pas toujours dans cette « chase » éperdue, mais en balançant autrement, il s'impose comme un contrepoint indispensable et précieux. Leurs unissons splendides traversent ce "Hey Open Up", autre composition de G. Garzone, d'une tension constante sans aller jusqu'à la cassure. Splendide!

Last but not least, «On the phone» est une pièce co-écrite par le duo Stantchev/Martin que l’on a apprécié dans leur relecture de Louis Moreau Gottschalk, compositeur classique qui faisait des tournées comme un jazzman, dans le très beau Jazz before Jazz. La pochette de l’album Be Jazz For Jazz est d’ailleurs un écho à celle du duo (Cristal Records 2016).

On retrouve pour le final cette qualité de mélodie soyeuse et tendre, le soprano faisant entendre sa plainte, une touche lyrique bienvenue après l’explosion de certaines compositions. Ainsi s’entend dans cette musique sans parole, un seul chant exprimant la colère, la fougue mais aussi la promesse d’une (ré)conciliation. Du jazz comme on l'aime!

 

A noter le concert au Festival de Saint-Fons Jazz, le 27 Janvier 2017, pour la sortie du CD et du vinyle sur le label O.S.L.O, Ouch ! Synthesis Liberty Orchestra, créé par Lionel Martin en 2016, qui se consacre aux seuls vinyles. Bonne nouvelle !

Sophie Chambon

 

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Published by sophie chambon - dans Chroniques CD
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