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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:13

Soirée de l’Académie du Jazz… Monk et le blues de Chicago
Pan Piper (75011) le 22 janvier 19 h
Quoi de neuf ? Monk. Ce 22 janvier, le grand-prêtre du Be-Bop était à l’honneur, anticipant sur le calendrier (on célèbrera le 100 ème anniversaire de sa naissance en octobre). La soirée annuelle de remise des prix de l’Académie du Jazz s’est ouverte et conclue sur un air de l’inégalable Thelonious : un duo René Urtreger-Jean-Louis Chautemps, lauréats historiques du prix Django Reinhardt (1961 pour le pianiste et 1965 pour le saxophoniste ténor) pour lever le rideau et tutoyer les anges, et en fin de partie, sorte de couronnement, le lauréat 2016 du même prix décerné au musicien français de l’année, le pianiste Fred Nardin qui rejoint au Panthéon de l’Académie ses illustres confrères (et notamment Sophia Domancich, Alain Jean-Marie ou encore Laurent Cugny présents au Pan Piper).
De ces deux heures de cérémonie, rendez-vous toujours prisé de la communauté du jazz, le spectateur conservera le souvenir de la richesse du plateau musical live mitonné par le président de l’Académie, François Lacharme. Laurent Courthaliac, Andy Sheppard, Michele Hendricks, Jérôme Etcheberry en trio (Michel Pastre, Louis Mazetier), lauréats  de l’édition 2016 ont donné un aperçu (l’impératif du chronomètre) de leurs talents. Les amateurs de vocal étaient spécialement à la fête : après le scat de Michele Hendricks, une chanson du soulman William Bell adressée par vidéo à l’assemblée et surtout, en direct, un show du musculeux bluesman Corey Dennison en compagnie de son compère guitariste-harmoniciste Gerry Hundt, venus spécialement pour l’occasion de Chicago.

 

 

 

 

 

 


D’autres monuments du jazz étaient aussi dans tous les esprits ce soir-là, figurant au palmarès d’une Académie qui –la consultation de son palmarès sur une longue période en témoigne-sait reconnaître et honorer les acteurs de cette musique centenaire : Duke Ellington, avec la biographie enfin publiée en français plus de quatre décennies après sa sortie aux Etats-Unis, et les duettistes Thad Jones-Mel Lewis, pour un enregistrement de 1966 de leur big band au Village Vanguard. Ce 22 janvier, le Pan Piper avait l’espace d’une courte soirée des allures de club, avec la passion et l’émotion qui unissaient musiciens et spectateurs.
Jean-Louis Lemarchand
 

 

 

 

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Soirée et palmarès de l’Académie du Jazz… Monk et le blues de Chicago

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Published by Jean-Louis Lemarchand - dans non classé
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