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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:41
CUONG-VU 4-TET Ballet-The Music of Michael GIBBS

Cuong Vu Quartet

Ballet-The Music of Michael Gibbs

Featuring Bill Frisell

Cuong Vu (tp), Luke Bergman (b), Bill Frisell (eg), Ted Poor (dm)

www.rarenoiserecords.com

Distribution France Differ-Ant

 

Hommage au compositeur-arrangeur Michael Gibbs, cet album du quartet du trompettiste Cuong-Vu est un petit bijou. Il suffit de cliquer sur le lien ci dessous et d'écouter l'extrait proposé pour en avoir une belle confirmation. http://www.rarenoiserecords.com/cuong-vu

Si on annonce ainsi la couleur, c’est que l’on peut glisser le CD dans le lecteur et se laisser emporter sans regarder les titres de ces compositions qui s’enchaînent avec aisance et fluidité.

La genèse du projet ? Bill Frisell désirait faire venir Michael Gibbs à l’université de Washington pour des arrangements orchestraux de sa musique. Il en a résulté deux soirées, la première orchestrale et la seconde avec le big band de l’université. L’enregistrement provient de la performance de la deuxième soirée, où en deuxième set, le quartet a joué seul la musique de Gibbs, « Blue Comedy » de 1968, ou «And on the Third Day» (1970). Un charme résolument rétro pour une musique souvent planante. A cet égard, la photo de la pochette plonge résolument dans l’atmosphère adéquate, d’une suite lunaire, d’un film rêvé. L’entente entre le trompettiste et le guitariste est idéale. Tous deux arrivent à ce juste équilibre, faisant sonner leur instrument, imprimant notablement leur « patte » sur une musique ouverte, lyrique. Comme souvent avec Bill Frisell, cet album constitue une bande-son idéale. Quel plaisir de le retrouver, surprenant dans ses détours, mais aussi ses ruptures qui s’accordent ici parfaitement avec les solos intelligemment amenés de Cuong Vu : valse blues, ballade éthérée qui n’est jamais mieux servie que quand elle est jouée avec douceur. Une guitare, caressée, frottée, pincée, vibrante aussi dans de courts délires électriques autant qu’électrisants, des passages qui se détachent plus éclatants avec des salves de batterie. Quant à la rythmique, elle est irréprochable.

Le style de Frisell tend vers une économie de bon aloi renforcée des interventions de Cuong Vu qui font résonner de façon plus cuivrée l’ensemble, avec suffisamment d’espace pour l’expression de chacun.

Sophie Chambon

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Published by sophie chambon - dans Chroniques CD
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