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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:57

Jazz Village 2017
Jowee Omicil (ss, cl, as, cnt, fl, Rhodes), Michel Alibo (b), Conti Bilong (dms), Justwody Cereyo, (cb, b), Jean-Philippe Dary (p, rdes, cb, vc, perc), Jeffrey Deen (perc, tabla, djembe, dms, vc), Nenad Gajin (g), Johatan Jurion (p, rdes, vc), Kona Khasu (b, cb, vc), Jendah Manga (cb,), Emmanuel Bertholo Tilo (dms, vc, perc), Leonor de Haro (cl)

Il nous perd complètement Jowee.
Inclassable ! Iconoclaste !
On le croit tout droit venu de la cité du Croissant jouant comme Bechet et balançant des rythmes créoles ( Asi paré) mais l’instant d’après il nous embarque dans quelques évanescence à la sauce Miles Electrique (On for Miles). On le cherche quelque part mais lui se promène juste au gré de ce qu’il a envie de jouer ou de chanter. Et puis Jowee est amoureux de toutes les musiques populaires, et c’est bien communicatif. Lui que l’on situe entre Haïti (sa terre natale), Montréal où il grandit aux côtés de son Pasteur de père, New-York où il vécut pendant une décennie ou Paris qu’il fréquente maintenant, est insaisissable. Et c’est bon !
Visiblement heureux de faire de la musique il transporte avec lui une joie communicative.  Il se fait chanteur de reggae lascif sur son Mellow on a saxO dont la mélodie simple vous reste en tête et qu’il chante même en plusieurs langues. Il se promène avec une simplicité confondante sur le Pont d’Avignon avec une innocence juvénile innocence. Il se fait aussi slameur sur le titre éponyme ( Let’s just Bash !) sur lequel son soprano s’envole avec un lyrisme dépouillé et bigrement efficace. Rend au passage un hommage émouvant à Roy Hargrove dans la formation duquel il joua quelque années.
Il faut l’entendre sur un thème comme Love & honnesty pour comprendre combien il doit au maître du soprano de la Nouvelle Orléans, à l’immense Sydney. Mais aussi comprendre cet façon protéiforme de mordre dans la musique, dans les musiques avec une gourmandise certaine, avec  un plaisir jouissif à faire du son, du jeu, du riff, de la voix, du lounge lascif et du groove à danser. Populaire ? Oui assurément.
Les Inrocks dans leur numéro du 12 avril titraient «  sans Omicil fixe ». On ne saurait mieux dire !
Jean-Marc Gelin

 

En concert au Festival De Saint Germain le 14 et 15 mai  et le 7 juillet à Jazz à Vienne

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Published by Jean-Marc Gelin - dans Chroniques CD
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