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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:09
@claude carriere


Le jazz vocal perd un de ses hérauts (et héros) avec la disparition à 96 ans le 22 novembre à New York de Jon Hendricks. Dans les années 50, le chanteur avait commencé à « vocaliser » les parties instrumentales de jazzmen et sur la suggestion de Dave Lambert, écrit des paroles sur des titres de Count Basie. L’album «  Sing a Song of Basie » (1957) enregistré par le trio (LHR)formé avec Annie Ross s’installe rapidement en tête des ventes. La formation évolue avec le remplacement d’Annie Ross (malade) par Yolanda Bavan en 1962 (LHB) et se dissout après la mort dans un accident de la circulation de Dave Lambert en 1966.
Jon Hendricks, qui avait abandonné le h de son état-civil à ses débuts sur scène, va dès lors poursuivre une carrière brillante de soliste et constituera dans les années 80 un groupe, Hendricks & Company qui comprendra, son épouse, Judith et ses filles, Aria et Michele. Son style vocal et sa présence sur scène lui valent l’admiration de Bobby McFerrin, Al Jarreau, Kurt Elling, du groupe Manhattan Transfer.
Sa fille Michele, résidant en France, l’invitera pour une séance d’enregistrement en 1998, qui sera publié en 2016 par le label Cristal Records (Claude Carrière qualifie de « brûlante et maboule » l’improvisation du père et de sa fille sur How High The Moon)  et vaudra à la chanteuse le prix du jazz vocal de l’Académie du Jazz cette même année. Jon Hendricks, qui avait débarqué avec les troupes US sur les plages de Normandie en juin 1944, était chevalier de la Légion d’honneur, décoration remise le 6 juin 2004.
Jean-Louis Lemarchand

 

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