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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 21:33

Haut lieu du jazz parisien de l’entre deux guerres avec ses multiples cabarets et boîtes de nuit de Pigalle qui virent évoluer Sidney Bechet, Duke Ellington, Django Reinhardt, le 9 ème arrondissement compte désormais une nouvelle adresse indispensable pour les amateurs du circuit de la nostalgie. Une plaque sera prochainement apposée sur l’immeuble du 87, rue de Dunkerque, au coin de la rue Gérando, où Stéphane Grappelli, décédé le 1er décembre 1997, vécut les trente dernières années de sa vie.

 

 

Né le 26 janvier 1908 à l’hôpital Lariboisière, dans l’arrondissement voisin du Xème, Stéphane Grappelli a passé toute sa jeunesse dans le IX ème, a rappelé la maire de l’arrondissement Delphine Bürkli, en dévoilant le 19 novembre la plaque avec de nombreux musiciens et amis de l’artiste (Philippe Baudoin, Boulou Ferré, Patrice Caratini, Jean-Philippe Viret, Dominique Pifarély, Pierre Blanchard ...).

 

 Dans ce quartier, il vécut ainsi Square Montholon et Rue Rochechouart, et dès l’âge de 12 ans jouait du violon dans les cours d’immeuble. Le violoniste revint dans l’arrondissement de ses jeunes années en 1968, cette année bouillonnante de la société française qu’il évoquera en musique dans ‘Milou en mai’ de Louis Malle (1989). Là, Stéphane Grappelli aimait à travailler son instrument et aussi le piano (un piano droit Gaveau), lui permettant ainsi de se trouver toujours au top dans un duo avec Michel Petrucciani en juin 1995 (Flamingo. Dreyfus Jazz).

 

 

Etre « affable et élégant », selon son ami proche, Joseph Oldenhove*, Stéphane Grappelli, « homme espiègle » incarnait, souligna lors de la brève cérémonie de dévoilement de la plaque commémorative le musicologue Philippe Baudoin « le classicisme dans sa perfection ».

 
La ville de Paris avait en octobre 2003 donné le nom de l'artiste à une nouvelle voie créée dans le quartier de la porte d’Asnières (17ème arrondissement). Les cendres du jazzman sont déposées au colombarium du Père Lachaise.

Le musée de la musique, situé à la Cité de la Musique, conserve le plus célèbre des violons joués par Stéphane Grappelli. L’instrument, réalisé par Pierre Hel en 1924 à Lille, sur un modèle d’inspiration Guarneri, avait appartenu à Michel Warlop (1911-1947). Ce dernier l’offrit à la fin des années 20  au jeune Stéphane qui  en joua au moins jusqu’aux sessions avec Duke Ellington en 1963.


Jean-Louis Lemarchand.


*Joseph Oldenhove est co-auteur avec Stéphane Grappelli et Jean-Marc Bramy de « Stéphane Grappelli, mon violon pour tout bagage » (Editions Calmann-Lévy, 1994).

 

©photo X. (D.R.)

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