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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 18:29

SEBASTIEN LOVATO : « For Virginia »
ACEL Quart de Lune 2020

Sebastien Lovato ( p, fder, compos), Antoine berjaut (tp, fchn), Yves Torchinsky (cb), Luc Isenmann (dms) + Manu Codjia (g), Brunehilde Yvrande (vc)
 

Coup de cœur pour ce nouvel album de Sebastien Lovato lancé sur la traces de son héroïne littéraire, Virginia Woolf considérée comme l’une des maître de la littérature anglaise.
Sebastien Lovato en est à son troisième album au travers Music Boox et toujours des inspirations très littéraires qui alimentent aussi bien ses compositions que son jeu. Sur sa bibliothèque trônent Faulkner, Boulgakov, Flaubert et Cartventes.
Mais ici ce sont à la fois les romans et les poésies de l’auteure anglaise qui aliment cet opus.
Et pour se faire le pianiste s’entoure de musiciens de haut vol avec Antoine Berjaut flamboyant ( Blue Seven) et une rythmique précise et bien ancrée dans le tempo avec Yves Torchinsky à la contrebasse et Luc Isenmann à la batterie.
Pour rendre hommage à Virginia Woolf il fallait de belles compositions inspirées. Et c’est exactement celles que livre Sebastien Lovato sur 9 des 11 titres ( les deux autres étant le traditionnel Amazing Grace et Pavane de Fauré).
Deux invités viennent apporter d’autres couleurs au quartet avec le slam chaud de Brunehilde Yrvande et les fluides magiques de Manu Codjia.
Cet album, disons-le tout net ne vous lâche pas ( je dois en être à ma 10ème écoute). Tout simplement parce que Sebastien Lovato a trouvé le langage qui vous happe au travers de compositions aussi diverses qu’inspirées, alternant entre les grandes lignes mélodiques, les espaces propices à de belles improvisations ( Lovato décolle sur Monpazier/New-York),
les passages électriques sublimés par le fender et la guitare de Codjia, les moments de grâce comme ce Pavane et la poésie toujours présente et rappelée par la voix onirique de Brunehilde Yvrande ( Bleu waves, Green Waves ou au  inquiétant sur Sirènes). Et même des moments presque New orleans comme cet Amazing Grace aux airs de Brass band. Le jazz est toujours là mais le rock aussi porté par la guitare de l‘inévitable et superlatif Manu Codjia qui apporte un feu apaisé à chacune de ses interventions ( comme sur le lunaire Là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied)
Tout dans cet album passe par les émotions. Elles sont ici plurielles et magnifiées. 
On se laisse emporter comme par les flots, les mots et la poésie de l’auteure anglaise. Cet album regorge de vie ( très rock Vidéo games) , de souffle et d’élan. On se laisse porter. Et dans le flot du mouvement on s’arrête parfois touché par la beauté de l’Instant comme la poétesse qui savait tant y rendre grâce.
Jean-Marc Gelin

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