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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 01:07

Kurt Elling (voix), Danilo Perez (piano et fender Rhodes), Clark Sommers (contrebasse), Chico Pinheiro (guitare), Miguel Zenon (saxophone alto), Jonathan Blake (batterie), Rogero Boccato et Roman Diaz (percussions). Studio Sear Sound. New York. Edition Records/UVM.

 

Nous avions quitté Kurt Elling avec un album engagé, ‘The Questions’ (Okeh-Sony Music), qui lui valut le Prix du jazz vocal de l’Académie du Jazz 2018 et le Prix du chanteur de l’année au referendum 2019 des lecteurs de Downbeat ... Un cri d’alarme : « Nous devons dans cette époque effrayante et perplexe relever un défi politique, idéologique », nous avait-il alors confié.

 

Aujourd’hui, le baryton de Chicago revient -pour un label anglais indépendant, Edition Records- avec une œuvre pleine de sérénité, toujours marquée du sceau de la poésie, ne serait-ce que par des hommages à des poètes et écrivains états-uniens, Franz Wright, Robert Bly, Toni Morrison.

 


Kurt Elling s’est alloué la complicité du pianiste Danilo Perez, coproducteur du disque et présent sur chacun des onze titres, formant un tandem tout en harmonie. Le chanteur nous fait apprécier un phrasé délicat, élégant, maîtrisé. L’entente entre Kurt et Danilo atteint un sommet dans ‘Stays’, une pièce de Wayne Shorter que le pianiste connaît bien, membre permanent du combo du saxophoniste. Le saxophoniste portoricain invité Miguel Zenon amène une touche latino bienvenue (Beloved) dans un album qui respire la classe de bout en bout.

 


Jean-Louis Lemarchand.

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