Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 19:33

VISTA CHINESA. Baptiste HERBIN (saxophones alto et ténor), Eduardo FARIAS (piano), Jefferson LESCOWICH (contrebasse), Xande FIGUEIREDO (batterie).
Invités : Ed MOTTA et Thais MOTTA (chant), Idriss BOUDRIOUA (saxophone alto), Ademir JUNIOR (saxophone ténor), Rafael ROCHA (trombone), Aquiles MORAES (trompette, Bugle), Emile SAUBOLE (batterie).
Studio Companhia dos Tecnicos, Rio, Juin 2019. Space Time Records/Socadisc, 2020.

 

 

Le Brésil est devenu la seconde patrie de Baptiste Herbin. Le saxophoniste prévoyait -c’était avant la crise sanitaire- d’y effectuer une tournée estivale. La présentation de son dernier album dans l’état-continent devrait attendre.

Vista Chinesa, sorti le 7 mai, est en effet tout entier dédié au Brésil que le lauréat 2018 du Prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz a découvert en 2015 et qu’il fréquente régulièrement depuis.
Venu à Brasilia pour un festival de saxophonistes, le jeune trentenaire aura été frappé par la diversité de la musique brésilienne. Même si la couverture de Vista Chinesa présente la célébrissime baie de Rio, le répertoire proposé ne constitue pas une nouvelle évocation de la bossa nova qui fit le succès planétaire d’un autre saxophoniste, Stan Getz. Baptiste offre un panorama des musiques du Brésil, bossa bien sûr mais aussi samba, frevo, choro.

 

Passionné de ce Brésil pluriel, dont il parle la langue, le saxophoniste a d’ailleurs signé la quasi-totalité des titres qui ont été enregistrés avec des musiciens brésiliens -instrumentistes et vocalistes- dans un studio de Rio en juin dernier.
 Compositeur dès avant son passage au Conservatoire, Baptiste Herbin entend ainsi dans ce quatrième disque sous son nom faire découvrir la diversité de la musique brésilienne sans pour autant abandonner sa personnalité. « Il faut  rester soi-même », confie l’altiste qui voue grande admiration à Julian « Cannonball » Adderley.

 

C’est donc un album singulier qui nous est proposé avec ses accents cuivrés (deux saxophonistes, un tromboniste et un trompettiste viennent prêter main forte au leader) et ses envolées chaleureuses, au carrefour du hard-bop et des musiques  brésiliennes. Le cocktail pourra surprendre certains puristes mais les amoureux de métissage seront aux anges. Baptiste s’y montre à son aise comme jamais, secondé magistralement par le pianiste brésilien Eduardo Ferias déjà apprécié dans son précédent album* Il lui tarde maintenant de présenter ce dernier album au public parisien à la rentrée (les 9 et 10 Octobre au Sunside).

 

Jean-Louis Lemarchand.

 


*Dreams and Connections. Space Time Records.2017.

 

©photo Anne Bied.
 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires