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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:50

Manuel Rocheman (piano), Rick Margitza (saxophone ténor), Mathias Allamane (contrebasse), Matthieu Chazarenc (batterie, percussio.
Studios de Meudon, 13-15 mars 2020.
Bonsaï Music/Socadisc.

Manuel Rocheman est loin d’être un inconnu sur la scène du jazz. Lauréat du réputé prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz en 1998, le pianiste comptait déjà 13 albums à son nom en tant que leader. Ce 14 ème, enregistré au printemps dernier, offre toutefois une singularité, c’est la première fois qu’il invite à ses côtés un souffleur, en l’espèce le saxophoniste ténor Rick Margitza, américain de Detroit installé à Paris depuis une bonne dizaine d’années et bien connu des habitués du Baiser Salé.

 

Ecoute1

 

 

 

Ecoute2

 

L’album est dédié à Lionel Rocheman, le père de Manuel, disparu l’été passé à 92 ans, musicien, conteur (les histoires de grand-père Schlomo), animateur du spectacle Hootenanny qui donnait sa chance aux jeunes chanteurs amateurs. Certains pourront y trouver matière à explication à cette sérénité qui transparaît tout au long de ces 45 minutes. Toujours est-il que jamais peut-être l’élève de Martial Solal et Michel Sardaby n’aura semblé aussi libre de ses mouvements et de ses expressions. Comme le dit joliment François Lacharme dans un texte d’accompagnement remis à la presse, « c’est tout un art : en disant plus simplement des choses complexes, il fait descendre vers le cœur les constructions plus cérébrales de naguère ».


 
Ecoute3

 

Les dix compositions de Manuel Rocheman qui sont ici présentées laissent entendre deux artistes en harmonie qui évitent toutes les facilités que permettrait leur virtuosité. Bénéficiant du soutien d’une rythmique soudée et souple (Mathias Allamane, basse, Matthieu Chazarenc, batterie), nos duettistes nous livrent dans « Magic Lights » une partition d’une grande homogénéité pleine de sensibilité. Un album hautement conseillé qui a également le mérite de rappeler le talent d’un saxophoniste par trop discret, révélé en son temps par Miles Davis.

 


Jean-Louis Lemarchand.

 

 

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