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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 17:48


Studio de Meudon, avril 2021.

Camille Productions/Socadisc.
Sortie le 5 novembre.

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Ce duo entre un pianiste et un guitariste mérite une attention particulière. Le premier, Pierre Christophe, a écrit pour cette rencontre avec le second, Hugo Lippi. Ils se connaissent depuis quelque 25 ans et partagent entre autres d’avoir décroché le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz (Pierre en 2007, Hugo en 2019). Pierre Christophe « apporte un soin infini au choix des tonalités et aux tessitures… Il faudra considérer ce duo comme un tout, un orchestre de chambre », relève dans le livret Daniel Yvinec.

 

Ici point d’effets mais une écoute réciproque sur des compositions originales sollicitant le monde du jazz (Duke Ellington), du classique (Ravel), de la bossa nova (Carlos Jobim), de la pop (Paul McCartney).

En disciple de Jaki Byard, dont il suivit l’enseignement particulier à New-York et qu’il honora dans deux albums (Byard by Us , Black & Blue et Live at Smalls, Camille Productions), Pierre Christophe nous offre une palette encyclopédique du piano (jeu et composition).

 

Quant à Hugo Lippi, aux guitares (acoustique et électrique), il nous suffit de rappeler le jugement que portait à son égard son confrère (aujourd’hui disparu) Marc Fosset : « Le guitariste René Thomas, aurait particulièrement apprécié la finesse, l’humour et le feeling d’Hugo ».

 Un album à écouter (et réécouter) pour en saisir toutes les subtilités.

 

Jean-Louis Lemarchand.

 

Pierre Christophe et Hugo Lippi seront en showcase le  21 novembre à 15 heures à la Seine Musicale (au Club Jazz) à Boulogne-Billancourt (92) pour le salon Musicora  et en concert le 1er décembre au Duc des Lombards (75001).

 

©photo Zoé Forget.

 

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commentaires

S
‌A propos de guitaristes et Hugo Lippi en est effectivement un très talentueux, il importerait de combler au plus vite un oubli criant - cela ne concerne pas que les DNJ : en effet, depuis une dizaine de jours, celui que beaucoup considéraient comme l'un des plus grands guitaristes de jazz depuis la fin des années 60, sinon le plus grand, est disparu : je veux parler de Pat MARTINO, homme d'un contact exquis par ailleurs, décédé le 1er novembre.

Depuis cette date, la presse Jazz "installée" est à peu près muette : rien sur le site de Jazz Magazine, rien sauf erreur dans les DNJ, un entrefilet indigne de la stature de ce musicien dans Citizen Jazz, etc. Comparée à la réactivité - de règle en pareil cas - d'autres médias (Down Beat, qui ne paraît plus qu'en format numérique, divers radios ou websites belges, helvétiques), cette situation m'apparaît grandement problématique en ce qu'elle traduit une lacune (une désinvolture ?) de plus en plus marquée, en France, par rapport à l'écriture de l'histoire du jazz. On peut bien entendu porter une libre appréciation, musicale et esthétique, sur des jazzmen de l'envergure de Pat MARTINO, on doit à mon sens respecter une information objective qu'appellent en outre le respect de son parcours de vie (après une lourde opération cervicale suite à une rupture d'anévrisme, qui avait grandement endommagé sa mémoire, Pat Martino avait réappris la guitare en écoutant ses propres disques !), pour ne rien dire du style, de la virtuosité et de l'influence d'un tel musicien.

Seul en son temps, Jazz Hot (version papier) avait évoqué, de son vivant et comme il se doit, Pat Martino dans un numéro consacré à Wes Montgomery et dont la couverture avait ému aux larmes le guitariste en lui rappelant l'époque de ses apprentissages. Je ne sais comment procèdera Jazz Mag - qui n'a jamais publié un seul papier digne de ce nom sur le style de P. MARTINO compte tenu des caprices/préférences de certain membre de son staff... mais j'espère que les DNJ sauront trouver l'espace, le timing et le ton pour honorer ce très grand guitariste dont les références discographiques (à commencer par l'album mythique en duo avec Gil Goldstein : We'll Be Together Again" mais de nombreux autres enregistrements pourraient être cités) sont encore largement disponibles. A tout le moins pour ne pas laisser leur lectorat dans l'ignorance de sa disparition....

Je souhaite le meilleur à l'équipe des DNJ. Bien cordialement,

Stéphane CARINI.
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