Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 07:36

JJJJ Compils BD MUSIC NOCTURNE 

 

                           BEST-OF-BD-JAZZ-copie-1.jpg                       

 

Noël passé, la nouvelle année 2008 ne fait que commencer, mais célébrons comme le bouquet final pour 2007 de la collection BD Music de Nocturne, la livraison de ces quatre superbes compilations Best of BDJazz,  Best of BDCiné, Best of The Girls, et Best of Christmas. Quel bonheur de redécouvrir ces pépites accumulées avec patience  par le directeur de la collection Bruno THEOL qui en assure aussi la sélection.

La thématique est claire et on retrouve les caractères propres à la série, BD-CD, notice chronologique, biographique et discographique détaillées.

Cette fois,  chacune des compils est constituée d’une BD confectionnée avec un titre et une des planches des principaux albums de la collection.

Ainsi, ce bel objet qu’est Best of BD Jazz que l’on aime feuilleter tout en écoutant Don Byas dans le ravageur « The man I love » a aussi  une vocation ludique et  pédagogique. Prenons le, il est parfait pour exercer ses talents en société dans  un classieux « blindfold test » avec des incontournables qui jalonnent l’histoire du jazz comme l’irrésistible « entrain » de  « Take the A train » de Duke Ellington, le velours incomparable de Coleman  Hawkins dans « How high the Moon » la version magistrale de « My funny Valentine » par Chet Baker, mais des outsiders se sont glissés pour piéger même les plus érudits : la version des Frères Moutin de « Stomping at  the Savoy » en surprendra plus d’un …

 

On aime se laisser séduire par  les « morceaux choisis » de Best of THE GIRLS, car il s’agit bien d’une  anthologie  des chanteuses,  un panorama de ces Ladies du jazz où figurent aux côtés des grandes prêtresses du culte, la triade d’ Ella, Sarah, et Billie, d’autres figures tout aussi « royales » comme Anita O’Day ( « Tea For Two »), Betty Carter (« I could write a book »), Peggy Lee (« How deep is the ocean »), Julie London (« I’m glad there’s you »), Annie Ross (« I love Paris ». Quel plaisir d’entendre sur plus d’une heure, ce palmarès des chansons de la belle époque du jazz,  florilège enchanteur de ce qui comptait alors, entre 1933 (Mae West in « Easy rider ») et 1959 (Marylin Monroe in « I wanna be loved by you ») avec une décennie de rêve, celle des années cinquante : voilà une formidable concentration de talents June Christie, Chris Connor , Blossom Dearie, Jo Ann Greer, Helen Merrill…

Ajoutons que les planches donnent un autre aperçu, complétant la lecture sonore,  des sensibilités des  graphistes d’aujourd’hui qui ont illustré à leur manière l’univers choisi.

 BEST-OF-THE-GIRLS.jpg

Le Best of BDCiné est plutôt exemplaire de l’âge d’or de Broadway,  des comédies musicales de Gene Kelly et de Fred Astaire :  on se souvient de l’extraordinaire « Singing in the rain » ou de l’entraînant  « On the town » (musique de Bernstein) , du cultissime « Wizard of OZ » avec le thème immortel d’ « Over the rainbow » interprété par la toute jeune Judy Garland.
Les grandes icônes de l’ écran, Marylin (“My heart belongs to Daddy”), Mae West (“I’m in the mood for love »), Marlene Dietrich (“La vie en rose”) ne sont pas oubliées et on est même tout étonné d’apprendre que ce n’est pas Rita Hayworth, la bombe Gilda , qui chante, en ôtant son long gant de satin noir « Put the blame on Mame’ mais Anita Ellis, tant Margarita Cansino était une artiste complète.

On ne dira jamais assez à quel point Woody Allen est précieux pour entretenir la mémoire de ce patrimoine musical, puisque la BO de chacun de ses films est un trésor pour les amateurs de jazz classique : dans « Hannah et ses sœurs », le trompettiste Harry James joue un entraînant « I have heard that song before » et dans « Play it again, Sam », le bon génie Woody ressort l’extrait  du film de Michael Curtiz Casablanca où le pianiste Dooley Wilson devant une Ingrid Bergman frémissante  joue « As time goes by » . Mythique !

Comment choisir parmi tant de souvenirs ? Bruno Théol le directeur de la collection  a fait ses choix et c’est ainsi que « Johnny Guitar » ou  « The Third man »   figurent dans la liste des musiques de films inoubliables…   

 

Enfin , tout à fait de circonstance, la dernière compilation,  Best of Christmas, consacrée aux fêtes de Noel est tout à fait étonnante pour un public non anglosaxon. Si on connaît « Jingle Bells » ou  « White Christmas » par Bing Crosby, on l’entendra ici dans  deux versions, par  the Ravens et par Clyde McPhatter& the Drifters,  si on se souvient de « The Christmas Song », chanson de Mel Tormé, interprétée ici par  Doris Day en 1946 et Nat King Cole en 1953, et si Dean Martin dans “The Christmas Blues” nous enchante comme d’habitude,  on découvrira “Let it snow, Let it snow, Let it snow” “”de Woody Herman en 1945 ; ou « Santa Claus got stuck in my chimney » par Ella avec l’orchestre de  Ray Brown en septembre 50. Et l’on comprendra à quel point le folklore de Noel est fort dans tous les pays  qui célèbrent  Santa Claus avec l’incontournable Bing Crosby  dans  « Rudolph the red-nosed reindeer”. Tandis que Eartha Kitt chante « Santa Baby » et Lightning Hopkins nous souhaite une « Happy New Year » en 1953, on se réjouira d’entendre l’inusable Satchmo qui comme toujours, se prête avec entrain, à la fête la même année, avec « Christmas in New Orleans » et « Christmas Night in Harlem » accompagné de l’excellent

orchestre de Benny Carter.  Rafraîchissant !                                                                                        Sophie Chambon

 

Partager cet article
Repost0

commentaires