Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 21:28



Cam Jazz 2008

 

Résolument, Antonio Farao choisit la face sud en plein soleil, baignée de lumière et où les espèces libèrent des parfums capiteux. Poésie et luxuriance sont au rendez-vous de cet album. Pianiste total tout en générosité et en rondeur, il danse avec son piano et virevolte sur les compositions d’Armando Trovajoli qui ont accompagné les plus belles comédies italiennes de Scola, Risi, de Sica...il y a de cela quelques décennies. En solo ou en trio, Farao joue à étirer le temps, à introduire un drive, une énergie de vie, à transcender ses bandes originales pour les élever au rang de thèmes intemporels (entêtant Parfum de femme). Improvisateur volubile, pianiste au swing précis, Farao fait tant et si bien « âme » avec cette musique que ses quatre compositions présentes sur l’album sont comme une réécriture ou une réinterprétation de celles de Trovajoli. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un vulgaire copiage mais bien d’une inspiration à la même source : Positive life est comme une apposition de Parfum de femme,  la musique de la célèbre comédie de Dino Risi, pour mieux célébrer la vie. Son tour de force est de parvenir à créer dans cet album une scénographie parfaite avec des décors somptueux et une chorégraphie enlevée. Dédé Ceccarelli à la batterie s’envole, se transforme en pantin-volant et déploie une énergie, superbe, précise, enthousiasmante : l’âge d’or (Golden Age) sous sa baguette s’endiable avec fougue. Dominique di Piazza à la basse s’invite dans ce jubilatoire émerveillement. Farao excelle à nous émouvoir sur Il prete Sposato (musique originale d’ « Un prêtre à marier » de Marco Vicario). Cet album est une belle et lumineuse rencontre. Régine Coqueran

Partager cet article
Repost0

commentaires