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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 06:42

www.surnaturalorchestra.com

 Dommage que l’on n’ai reçu qu’un cd démo de 5 titres. Dommage en effet car l’on est, au terme de ces 35mn d’écoute assez frustrés de ne pas en avoir plus. Car il y a chez ce collectif de 19 musiciens (dont 2 batteurs) une volonté d’en découdre, une énergie communicative dont on ne se lasse pas. Avec un sacré talent d’écriture ce collectif là sait manier puissance des intentions et finesse des arrangements avec pas mal d’humour et un sens de la comédie qui ne surprend pas chez ces adeptes de Walter Thomson et du soundpainting. Cet album dont une partie a été enregistrée en live à la Dynamo à l’occasion de Banlieues Bleues donne parfois dans la comédia dell arte, digne relève d’un  Rigolus et surtout d’un sacre du Tympan hélas aujourd’hui l’ombre de lui-même.

L’album s’ouvre sur un extrait totalement flippant d’un discours de Berlusconi interrompu sauvagement par la section de sax (Six apparitions de Berlusconi sur un écran). Sorte d’enterrement joyeux de la démocratie dans une suite fanfaronne et guignolesque. La musique s’y fait surprenante, vive, virevoltante. Dans le morceau suivant, Gamelan la musique se met en marche, monte progressivement en puissance. Lentement mais sûrement le groove s’installe, les sections laissent la place à des solistes admirables (dont un altiste étonnant). D’abord « derrière » comme il se doit,  ces mêmes sections de cuivre portées par le changement dans la structure rythmique se lancent à la poursuite du soliste dans un crescendo irrésistible. Changement de décor ensuite dans Gromlat où l’on entre dans un cabaret d’outre Rhin où un chanteur chante dans un allemand à couper au couteau. Il y a là un morceau proche d’un music hall assez lourd qui se veut décalé mais donne rapidement dans le grotesque où se joue la vie sauvage, cruelle et tragi-comique. Retour à une mise en espace très intelligente dans Du rafting dans les ruelles où ce sont les harmonies qui sont là travaillées, créant un sentiment de danger latent, de péril sous jacent. La rythmique s’y fait plus lourde et les timbres appuyés des soubas, plus sombres. Enfin le dernier morceau de la démo, My name is Magne est un morceau joué de la plus classique et de la plus moderne des façons à la fois, à la manière du générique de James Bond mais qu’on a le sentiment d’avoir déjà entendu du côté de chez Fred Pallem.

Puis, fin de ces 35 minutes jubilatoires. Vous imaginez la frustration ! On en veut plus, on en veut encore. Alors on se renseigne et l’on apprend que ces extraits sont issus d’un double album (arghh !!!), accompagné d’un double livret d’illustrations paraît il magnifiques ( re- arghhh !!!!)

De quoi nous faire saliver et nous donner envie d’en savoir plus. Alors, chers amis lecteurs si vous avez la bonne idée de vous procurer l’ensemble, n’hésitez pas à prendre la plume et à nous raconter. On attend la suite du film avec impatience….. Jean-marc Gelin

 

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