Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 10:07

Label Ouïe 2008

« Melosolex »,      alias « The Pocket Symphonique Orchestra », ce nouveau trio français où nous retrouvons le batteur-multi-instrumentiste Denis Charolles et le saxophoniste Frédéric Gastard, tous deux issus de la fameuse Compagnie des Musiques à Ouïr. A leur côté vient s’ajouter l’indéniable polyvalence du talent de l’accordéoniste Vincent Peirani. Entre Jazz ou Rock parisien et folklore balkanique, ces trois rois évoluent en « Melosoline », un royaume imaginaire où se rencontrent Chostakovitch et Deep Purple, Edith Piaf et Groucho Marx, Musique africaine et indienne ainsi que Flamenco et « Free Musette ». Dans cette curiosité récréative, tout y passe. Ce disque s’assimile à un énorme sac de voyageur d’où l’on peut en sortir un peu tout et n’importe quoi. De l’accordéon au saxophone basse, ténor ou soprano. Des percussions aux graviers, cloches, cornets, trombones, guitare à quatre cordes, en passant par un synthé MS 10, jusqu’aux peaux torturées d’une batterie améliorée, malmenée avec amour. Excepté « Highway Star » du groupe Deep Purple et l’Allegretto du Quatuor n°8 en Ut mineur de Dimitri Chostakovitch, tous les morceaux de cet album sont composés avec audace par leurs trois interprètes. Mais quelle folie d’entreprendre une démarche musicale telle que celle que nous propose ces petits garnements, notamment dans « Systol », qui fait l’objet d’un enregistrement en concert à « La Dynamo », dans le cadre du Festival des « Banlieues Bleues », en Février 2007. Ces enfants (légitimes ?) de Michel Portal, ces frères de Laurent Dehors nous donnent leur vision contemporaine pleine d’humour et dénudée d’enrobage superficiel ou commercial. C’est à l’état brut et spontané que nous recevons cette tentative poétique sous forme de Musique improvisée, finalement sans frontières. L’alchimie ludique, l’interaction festive et la cohésion solide de ces trois compagnons de route ne cache pas toutes les qualités individuelles dont ils font preuve. A noter, l’énorme créativité dont Denis Charolles nous a désormais habitués à entendre dans chaque édifice de sa production discographique. Mais aussi l’agilité avec laquelle le jeu des saxophones de Frédéric Gastard attire notre attention. Sans omettre l’incroyable perspicacité de l’accordéon endiablé de Vincent Peirani. Un projet hors norme, comme on aime les redécouvrir sans cesse. Tristan Loriaut

Partager cet article
Repost0

commentaires

F
C'est la Campagnie de Musiques à Ouïr !!Deux disques de Gastard en peu de temps, c'est chouette !
Répondre