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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 07:44



1 CD + 1 DVD 2009

Andy Emler (p), Mederic Collignon (bg, cnt,vc), Thomas de Pourquery (as,ss, vc), Philippe Selam (ts sur le CD), Adrien Amey (as sur e DVD), Laurent Dehors (clb), Eric Echampard (dm) , François Verly (perc), Claude Tchamitchian (cb), François Thuillier (tba)

 

Il faudrait, lorsque paraît un nouvel album d’Andy Emler et son MegaOctet s’imposer un exercice de style au moment d’en faire la chronique. On pourrait s’essayer à faire tout un article en supprimant la lettre «E »,   mais cela a déjà été fait ailleurs. Non, plus difficile : pourquoi ne pas tenter de faire une chronique en bannissant du langage l‘usage de tout superlatif. C’est en fait une très mauvaise idée qui relève carrément de la mission impossible. Car une fois encore Andy Emler plus prolixe et productif que jamais revient avec un nouvel album du Megaoctet aussi exceptionnel que les précédents. Déjà largement récompensé dans la presse ( Choc Jazzman, Disque d’Emoi et l’on en passe) le nouvel album de cette bande d’allumés du jazz est une excellente bonne nouvelle en soi : ce Megaoctet loin de s’essouffler bande toujours bel et bien. Et pas qu’un peu. Car Andy Emler dans cette sorte d’opéra jazz et rock s’amuse à construire et déconstruire les trames de ses compositions en s’appuyant sur une troupe fidèle, bourrée d’énergie à 2000 watts. Des unissons furieux, des exaltations tripales et des moments d’accalmie se succèdent comme dans un acte amoureux, une sorte de scéance violente et amoureuse à la fois. De ce magma en fusion Andy Emler fait une sorte de jungle dont Ellington et Mingus s’ils avaient connu Zappa, se seraient certainement approchés. Chaque morceau se révèle brillant dans une construction jamais linéaire, comme des suites à plusieurs mouvements ( Mail à Elise). Et dans cette dynamique de groupe, la marque des grandes formations ( bien qu’ils ne soient que 9 !) apparaît dans cet équilibre entre solistes et collectif ici totalement indissociables. Les premiers comme les seconds savent manier l’humour voire une belle part d’autodérision sous l’impulsion d’un Méderic Collignon toujours aussi génialement fantasque et d’un Thomas de Pourquery en crooner magnifique.

Une captation DVD, remarquablement réalisée par Julien Vivante au Triton en septembre 2008, nous permet grâce à la multiplication des caméras et des gros plans d’approcher au plus près, cette troupe de déjantés géniaux sans perdre de vue l’exploit qu’i y avait ce soir là de réaliser en live et pour la première fois cette formidable musique aussi inventive qu’exigeante. Bonus assez amusants en prime.

Orgasmique ! Jean-Marc Gelin

 


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