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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 07:22

 

Blue Note 2009

Joe Lovano (sax), James Weidman (p), Esperanza Spalding (b), Otis Brown III (dm), Francisco Mela (dm, perc)

 


Chaque enregistrement de Joe Lovano confirme sa dimension de maître du saxophone. De l’envergure des Rollins ou Coltrane dont il ne cesse enregistrement après enregistrement de clamer sa filiation. Nous avions chroniqué le mois dernier la parution d’un album aux côtés de Steve Kuhn ( « Mostly Coltrane » chez ECM) sans toutefois oser se demander quelle était la vraie personnalité de Joe Lovano. Car Lovano passe d’album en album ( on l’a même entendu récemment avec le Masada de John Zorn qui semble pourtant bien éloigné de son univers très classique), avec la même maestria. Véritable caméléon jazzistique ! A 57 ans, Joe Lovano a déjà joué avec toute la planète du jazz et signe là son 22ème album pour Blue Note.

Avec un album comme Folkart qui paraît chez Blue Note, le saxophoniste de Cleveland montre une démarche bien plus personnelle et surtout sa part de modernité et d’ouverture.

Avec ce quintet qui se met entièrement à la disposition du saxophoniste, Joe Lovano explore les espaces et les tonalités, les formes rythmiques et les expressions phoniques, comme autant d’idiomes et de dialectes. Sans être véritablement expérimental, il y passe néanmoins du ténor à l’alto ou au au taragato (saxophone hongrois) Parfois ultra-classique ( comme sur ce beau song for Judi) ou Coltranien ( Wild beauty), il ne cesse de varier les sonorités et les couleurs avec le même brio, toujours aussi virtuose que sensible. Lovano est ici soutenu par une belle rythmique (association intéressante de la jeune contrebassiste Esperanza  Spalding avec un Otis Brown III en grande forme).

Joe Lovano y est boulimique de musique, de création musicale et de formes d’improvisations. D’une incroyable fraîcheur. Si le résultat n’a rien de révolutionnaire, il n’en est pas moins passionnant sur la démarche d’un colosse du saxophone.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

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