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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 07:01

JJJ FILM NOIR
BANDE ORIGINALE VOL 02 – LOUSTAL  Belle idée que celle que nous propose les éditions Nocturne : consacrer un long box au film noir dont l’esthétique qui prolonge celle du roman policier, celle des ouvrages de Dashiel Hammett, est si souvent proche du jazz. Remarquable réalisation autour de cette idée où, une fois n’est pas coutume, les dessins (ici de Loustal) partagent l’affiche avec la remarquable sélection discographique, elle même servie par un texte analytique et  didactique sur le film noir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant à la BD elle est signée Loustal, auteur que l’on ne présente plus et qui s’était signalé dans le jazz par des livres comme « Barney et la Note Bleue  » ou encore «  La nuit de l’Alligator ». Ses dessins sont coupés au couteau et derrière le trait incisif ( presque cubique) ressort l’univers glauque des ruelles sombres, l’érotisme jamais sous jacent et cette ambiguïté des relations faites de violence et de charme. Derrière le dessin de Loustal s’égrène assurément un chorus de trompette

 

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 Nocturne BD Music 2007  

 

 Remarquablement constitué cet ouvrage restitue ces brumes nocturnes, ces « privés » à la Boggart naviguant en eaux troubles, cet érotisme ambiant où la femme est toujours sublime  et fatale et bien sûr ces décors de club de jazz.

 

Deux CD sont proposés. Le premier «  Music there were murdered by » présente des musiques de films sur lesquels un meurtre a été commis. Très astucieusement, les auteurs associent à ces musiques, les vrais dialogues des films où l’on retrouve la vraie voix de Humprey Bogart, de Lauren Baccall et des autres sur des extraits du faucon Maltais, de Casablanca, Boulevard du Crépuscule etc.….. Où l’on entend en fond sonore ces inimitables bandes sons des orchestres hollywoodiens à qui prêtaient leurs plumes des auteurs comme David Raskin (Laura) , Anton Karas etc…. On y entend aussi la célèbre chanson, sommet de l’érotisme au cinéma « Put the blame on me » où l’on entend moins la doublure  (Anita Ellis) que l’on ne voit Rita Hayworth éffeuiller son gant ( hyper symbole sexuel dans Gilda).

 

Le deuxième CD qui s’intitule «  Music to be murdered by » qui suggère des musiques de cet âge d’or du film noir présente des musiques sur lesquelles on aurait tout aussi bien pu concevoir un film noir. Choix beaucoup moins probant faisant certes appel à ces musiciens de la West Coast qui gravitaient autour des orchestres des studios de Hollywood (mais alors pourquoi Benny Carter ?) et qui laisse une place excessive à Leith Stevens, chef d’orchestre  de la côte ouest et qui monopolise 1/3 des titres proposés par ce 2° volume. On aurait préféré déborder un peu sur l’époque suivante et entendre du Lalo Schiffrin ou du Henry Mancini, deux autres compositeurs chef d’orchestre mythiques de Hollywood.

 

 

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