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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:14

 

Coffret Jazz Magazine Jazzman. 5 CD.Wagram. Environ 25 euros.

 

Simu-coffret-JAZZ-MAGAZINE-JAZZMAN.JPG


Comme la langue d’Esope, la compilation peut être la meilleure ou la pire des choses… Ami lecteur, vous vous doutez bien de notre avis d’entrée de jeu. Sachant votre temps précieux, les DNJ n’en auraient abusé s’il s’agissait d’un coffret fabriqué en Europe de l’Est à base de morceaux piratés … Comment d’ailleurs pourrait-il en être le cas quand le « sélectionneur » de ce coffret est un contributeur des DNJ et également membre de l’Académie du Jazz, Lionel Eskenazi ?

Le népotisme n’est pas le genre de votre site préféré. Vous recommander l’achat –pour un prix plus que modeste-de la compilation estampillée Jazz Magazine Jazzman répond à une analyse critique. Trois raisons justifient amplement ces quelque 25 euros,  l’équivalent de deux CD ou d’une place de concert.

1.    Un vrai choix éditorial. La sélection a été effectuée de manière originale avec cinq rubriques : les grands interprètes, les grands compositeurs, le grand métissage, Made in Europe, les années 2000. Cette approche « anglée » donne des voisinages surprenants à travers un siècle de jazz, comme par exemple Diana Krall avec Chet Baker, Jeanne Lee, Benny Goodman et Louis Armstrong chez les interprètes.

2.    Un éclectisme de bon aloi. En cent titres -c’était la contrainte- toutes les grandes voix du jazz figurent, Armstrong, Davis, Coltrane, Parker, Holiday, Basie, Shorter, Ayler, Mingus, le MJQ, Jarrett, Coleman…La sélection  permet aussi à qui pourrait en douter  de constater  que le jazz n’est pas uniquement une affaire américaine, et que le centenaire (les premiers enregistrements datent de 1917) est bien vivant. On y retrouve en effet les étoiles d’aujourd’hui-Youn Sun Nah, Vijay Iyer, Méderic Collignon, Ambrose Akinmusire, Pierrick Pedron…-même si sont absents, pour cause d’impossibilité d’obtenir les droits, John Zorn ou Brad Mehldau.

3.    Une rigueur dans la discographie. Le livret donne les informations précises sur chacun des titres  (date d’enregistrement, personnel…).

Faire tenir en cinq cd, et donc ne pas dépasser globalement les 400 minutes (80 minutes au grand maximum, la limite technique du CD) a obligé Lionel Eskenazi à éliminer une bonne trentaine de titres sur son choix initial et à ne pas retenir de morceau « longs », la durée moyenne se situant à 4 minutes. C’est évidemment un point faible. Mais c’est le prix à payer pour l’exercice d’une sélection en 100 titres-50 avant 1962, 50 depuis- hautement recommandable, on l’aura compris.

 

Jean-Louis Lemarchand

Lionel Eskenazi sera l’invité de Jazz à FIP le 5 décembre prochain.

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commentaires

C

Ce papier est une funeste rigolade ! Vraiment on se moque du monde ! Voici donc que L. ESKENAZI / JM. GELIN qui chroniquent à Jazz Mag vous chargent, cher JL. LEMARCHAND, de promouvoir L.
ESKENAZI (DNJ par ailleurs) / Jazz Mag, pour cette compil'....Je ne vois pas où peut être l'objectivité, au ton du papier qui tranche d'ailleurs avec la louable et constante sobriété de
ce que vous écriviez pour La Tribune et plus récemment pour les DNJ, je doute même de la réalité de la signature mais enfin.... On feint de nous convaincre avec un argumentaire sur les critères
novateurs de cette anthologie alors qu'elle relève de la plus grande banalité ("les grands interprètes", les "grands compositeurs"...) et de la plus extrême subjectivité. Je passe bien entendu
sur l'autorité que confère le lien avec l'Académie du Jazz (rions sous cape). A une époque pas si éloignée, la suggestion de faire figurer sur le site des DNJ des textes écrits ailleurs de
manière à créer un effet de (petite) notoriété croisée était rejetée pour éviter toute "auto" ou "publi-promo" (sic). Là, on bat sans conteste tous les records !!! Il y avait déjà les DNJ comme
antichambre de France Musiques pour accompagner les déplacements bucoliques de nos gouvernants, grands fan de jazz, on a maintenant les DNJ comme garde promotionnelle avancée des entreprises
commerciales de Jazz Mag, où s'arrêtera-t-on.....(soupirs, parce qu'il faut rester optimiste....) ? Bien cordialement, S.Carini.
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