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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 08:33

Sunnyside 2010

Chris Morrissey (cb), Michael Lewis (sax), Peter Schimke (p), Bryan Nichols (p), Dave King (dm)

 

morrissey

Certains ont peut être à l’oreille les enregistrements de ce « jeune » groupe de Minneapolis, Happy Apple qui a souvent fait débat dans notre microcosme. On y entendait alors Michael Lewis au sax (entendu ensuite dans d’autres groupes et notamment aux côtés de Michel Portal) et Dave King le batteur bucheronesque de Bad Plus. Et voilà désormais un jeune contrebassiste de 28 ans, Chris Morrissey qui s’entoure de ces deux électrons libres du jazz pour un premier album basé sur ses propres compositions. Agréable impression de sortir d’une sorte de dilemme générationnel très prégnant à New York qui nous permet de sortir des sentiers un peu trop battus et un peu trop marketés outre atlantique. C’est ici un autre jazz, un peu bricolé qui va chercher ses influences du côté de Neil Young, de Björk et qui possède la fraîcheur de ceux qui ne prétendent pas. Des mélodies poussées comme des riffs un peu hynotiques, de grands espaces qui laissent la bride lâche au soliste, un esprit un peu cow-boy et un son qui avec son côté un peu mat donne à cet enregistrement un aspect brut de décoffrage, un côté un peu sheep et garage. Jusqu’à garder intact un cri qui émerge du studio sur The Curious Habit of Harold Hill, non mixé. Vers la fin de l’album Chris Morrissey montre aussi qu’il peut se lancer à corps perdu dans un jazz un peu plus straight, mainstream. De toute évidence cette bande-là souhaite puiser dans d’autres racines américaines, vers un autre jazz. Sans être transcendante ni révolutionnaire, cette bande-là possède individuellement assez de talents pour en faire émerger une force collective irrésistible. Ils en trouvent ici le chemin

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