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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 07:38

circum disc 2009

circum.jpg Circum, association lilloise à la Malterie  qui a créé son propre label, dispose d’une formation plus étoffée, un de ces grands formats, créé dans  le contexte pourtant difficile  du big band  jazz . Le ravissement est donc le deuxième album sous le nom de Circum grand orchestra, après un premier qui avait déjà fait forte impression. Créé officiellement en mars 2000,  l’ensemble qui défend et met en pratique une expression et esthétique communes, accueille toujours  des invités de la scène jazz et improvisée, et réunit la même troupe, exemple d’une belle fidélité en la matière : Sébastien Beaumont (guitare), Julien Favreuille (sax ténor) , Jean Baptiste Perez (saxo alto), Christophe Hache (basse), Christophe Motury et Christian Pruvost (trompette), le batteur Jean Luc Landsweerdt, Nicolas Mahieux (contrebasse), tous trois membres de l’ ONJ Barthélémy.. Plus présents que jamais, on retrouve les frères Orins, Peter,  l’un des deux  batteurs de ce disque et Stephan le pianiste de la formation,  le guitariste compositeur de la plupart des titres Olivier Benoît ( à l’origine de la conduction hallucinante d’orchestre avec gestuelle consignée  et improvisation collective de la troupe nordiste « La pieuvre » découvert pour notre part à LA  MAROQUINERIE en 2004, lors d’un festival Grands formats XL ) .

On continue à apprécier ce collectif engagé, à l’ancrage nordiste, aimant cet attachement à la terre natale et à la région lilloise, alors qu’il est si difficile de vivre au pays.  L’album peut s’entendre d’une traite : une suite rythmée illustrant le court livre de Marguerite Duras, « Le ravissement de Lol V. Stein ». On entend alors en écho une sorte d’opéra rock contemporain avec un big band  fiévreux, très cuivré et musclé ( 5 souffleurs bien allumés, une section rythmique doublée et deux guitares très électrisées, divinement saturées). Le type de formation que l’on aime évidemment, avec un son ample, magnifique, généreux et personnel, des ruptures de rythme fréquentes, des accélérations précises et brutales, une urgence de la musique qui s’impose  dans ce théâtre de mots baroques. Les douze instrumentistes sont tous formidables et ne se privent pas pour poser à tour de rôle quelques beaux chorus : il faudrait tous les citer, et aussi pour leur jeu d’ensemble dévoilant de splendides unissons. Les amateurs de fines textures, et de recherches sonores, épris de jazz contemporain et de rock progressif  seront vite conquis par l’enthousiasme, l’énergie, la libre circulation d’une  écriture très construite qui laisse place à des improvisations de haut vol. Les arrangements soutenus et tirés au cordeau,  la « mise en scène » impeccable concourent à une dynamique d’ensemble cohérente et lisible. Plongez vite dans un spectacle total, et allez donc découvrir rapidement cette machine à swinguer troisième millénaire…

Sophie Chambon

www.myspace.circum

 

 

 

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