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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 08:30

Denis Colin (clb, cl,vc, arrgts), Ornette (vc, clv), Diane Sorel (choeurs), Antoine Berjeaut (tp, flgh), Julien Omé (g, choeurs),
Théo Girard (cb), François Merville (dms)


 


 


 


Le clarinettiste Denis Colin avait déjà présenté sur scène cet hommage à Nino Agostino Arthuro Maria Ferrari ( Nino Ferrer). Pour
ceux qui n'avaient pas eu la chance de le voir sur scène on attendait avec impatience cette version studio qui nous arrive aujourd'hui.


 


Le pari de cet hommage rendu par un jazzman à un chanteur des années yé-yé est totalement emballant ! convaincant !
enthousiasmant !


 


Denis Colin ne se prend pas la tête à aller chercher un matériau-prétexte pour composer écrire ou arranger. Pas du tout. Car ici
c'est un vrai hommage, une vraie déclaration d'amour au chanteur des années 60 qui habite Denis Colin depuis longtemps ( le père de Denis Colin et cleui de Nino Ferrer étaient copains ! ). Au
contraire, le clarinettiste aime la chanson et n'a de cesse que de la mettre en valeur en restant au plus près des mélodies d'origine et en chantant lui-même (quelle voix !) ou en invitant
Ornette non, pas Coleman ( faut pas charier quand même) mais une magnifique chanteuse que l'on découvre ici avec ravissement ( euh, son vrai nom c'est Betinna Kee et moi je peux vous dire je suis
totalement tombé sous son charme).


Tout y est ! Tout de ce qui fait l'univers de Nino Ferrer est là  mais différemment. Il n'est bien sûr pas
question d'imiter la voix de Nino avec sa gouaille et sa veine nerveuse. Mais, n'empêche tout y est. C'est drôle, c'est décalé, c'est émouvant, ça vous réveille les textes de Nino et sa poésie
admirable ( la Désabusion). Les arrangements sont terribles à l'image de The Gardenou de Metronomie. La voix douce d'Ornette donne une version totalement contrastée par rapport
à l'original. Mais il faut bien avouer qu'une imitation n'aurait été qu'une pale copie. Ici l'univers de Denis Colin est foisonnant et prend beaucoup de formes différentes : rock (sublime
Moby dick), Jazz ou blues ou encore même, et pourquoi pas un tantinet yé-yé comme sur ces Cornichons qui sonne comme un orchestre de l'époque. Ca joue à très haut niveau à l'instar d'un remarquable Antoine Berjeault ( on en a parlé à l'occasion de la sortie
de son album, Wasteland). Ou encore Denis Colin, maître de la clarinette basse qu'il marie à tous les climats musicaux dont l'association avec un Julien Omé sombre et rock à la guitare fait
merveille.


 


J'ai refermé cet album et j'ai ri, j'ai dansé, j'ai pleuré sur cette superbe version de la Rua
Madureira.


J'ai aussi eu une furieuse envie de redécouvrir l'Univers Nino.


Avec les magnifiques flottements capiteux de la clarinette de Denis Colin en tête.


 


A découvrir absolument !


 


Jean-Marc Gelin


 


 





 


 


 


en concert


le 3 juin à Paris - Studio de l'Ermitage


le 22 juillet à Rosporden (29) - Festival Global art


le 24 juillet aux Sables d'Olonne ( 85)


le 13 novembre à Epernay - Le Salmanzanar

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Published by Jean-Marc Gelin
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