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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 21:59

 

http://www.ericharland.com/album/vipassana/

Eric Harland (dms), Walter Smith III: (ts), Taylor Eigsti (p), Julian Lage,

Nir Felder (g), Harish Raghavan (cb), Chris Turner (vc).

 vipassana_600x600.jpg

 

Le  batteur  Eric  Harland,  teneur de baguettes incontournable de la scène New-Yorkaise  et  que  l’on  peut entendre dans de nombreux groupes (Stefon Harris,  Kenny  Garrett,  Geri  Allen,  Jason  Moran, John Patitucci, Chris Potter,  Aaron  Parks, Aaron Goldberg, Kurt Rosenwinkel, Baptiste Trotignon etc…)  participe  activement  à  la  redéfinition  d'un jazz moderne qui va puiser aux sources de multiples influences contemporaines qu’il s’agisse de soft  hip  hop,  d’urban  jungle ou bien sûr de ce jazz classieux qui manie l’épure  et le travail sur le son de groupe plus que la performance en tant que  telle.  Avec  un  souci  de  l'arrangement  très  efficace  mais aussi sophistiqué  Eric  Harland  marie plusieurs sonorités au combo classique en utilisant  les  voix  et  les  chœurs   (Greene,  Passana) et les textes et parfois de façon très très discrète, les cordes.

La  musique s’y fait subtile et classieuse. A la limite de l’ambient music. Vipassana  (*) titre  de l’album évoque une méthode de méditation basée sur l’observation du mouvement de la respiration.

Mais  dans  le  même  temps  Eric Harland invente des formes polyrythmiques impressionantes  ( Eminence) voire des rythmiques impaires spectaculaires (Singularis).  L'équipe  qui l’accompagne et dont deux ( Walter Smith III et Harish  Raghavan) sont des transfuges de la formation d' Ambrose Akinmusire sont  l'expression  même  de  ce  jazz new-yorkais que l'on aime. Mais Eric Harland   s'entourre  aussi  de  deux  sublimes  guitaristes,  Julian  Lage (véritable prodige surdoué entendu un temps aux côtés de Dan Tepfer) et Nir Felder  (  auteur d'un très bel album solo cet année). La voix androgyne de Chris  Turner  ne délaisse pas la chanson pour intérpreter même une chanson très  folk song. Walter Smith y est, comme à son habitude  éblouissant dans

cette  maîtrise  et  cette  agilité des saxophonistes ténors actuels ( l’on pense  à  Mark  Turner)  à  l'image  de ce Capacity tout en puissance et en agilité du groove; souple comme un chat sur orbite.

Un  Dhyana  très  funky-soul  apporte  une nouvelle couleur à l'album, plus punchy  et  prend  aussi  un  détour  surprenant  pour venir le clôturer en beauté.

Sorte  de  doux  kaleidoscope à plusieurs facettes, cet album y apporte une belle démonstration des talents de compositeur et de leader d’Eric Harland. Pas  non  plus inoubliable mais en tout cas assez agréable et apaisant pour vous  conseiller de prolonger en douceur les dernières caresses d’un soleil furtif.

Jean-Marc Gelin

 

 

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Published by Dernières Nouvelles du Jazz - dans Chroniques CD
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