Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 10:58

fred-maurin.jpg                                                    © Christophe Alary
 

 

 

A l’issue du concert de Ping Machine le 2 Juillet dans le cadre du Paris Jazz Festival, les DNJ ont eu un entretien avec Fred Maurin, le leader du groupe. Une occasion pour lui de faire le point sur le succès justifié du Big Band à travers les influences musicales de ce groupe.

 

Les DNJ : 

Pour commencer, j’aimerais que tu nous donnes tes impressions de votre prestation sur la scène du Parc Foral ; le concert était réussi et pourtant le public ne semble pas être celui que vous avez l’habitude de côtoyer ; on y voit beaucoup de familles qui pique-niquent, des jazzfans, des visiteurs ...

 

Fred Maurin :

C’est une première pour Ping Machine de jouer sur la scène du Parc Floral et nous sommes très heureux d’avoir été invités. Le public est très réactif et cela change beaucoup de celui des clubs ou autres salles de concerts. Pour ce qui est de notre prestation, c’est un peu particulier, car le format était beaucoup plus court que sur les concerts que nous donnons habituellement. Nous avons joué à peine plus d’une heure ...

 

Les DNJ :

Je voudrais que tu nous parles du répertoire de Ping Machine. Tu es le leader et le compositeur du groupe ; peux-tu nous en dire plus sur tes influences musicales ?

 

Fred Maurin :

Mes influences sont diverses ; elles vont du classique au rock comme Zappa, Hendrix ou King Crimson. Mon écriture est aussi très influencée par la musique contemporaine comme Ligeti. Je m’attache à faire de la musique tempérée et de la musique spectrale. C'est d'ailleurs pour cela que j'apprécie beaucoup  ce que fait Steve Lehman ou Steve Coleman. Et puis dans mes influences, il y a le Jazz bien sûr, Wayne Shorter, Duke Ellington, Gil Evans ...

 

Les DNJ :

Tu composes plutôt au piano, ou à la guitare, ou les deux ?

 

Fred Maurin :

Je compose plutôt au piano et parfois à la guitare mais maintenant, il y a pas mal de chose que je fais à la tab ; ça dépend : chaque morceau a un parcours différent. Le temps de composition est variable ; je compose certains morceaux en 15 jours et d’autres en 3 ou 4 mois. Ce qui est vrai, c’est que je n’amène jamais des versions ni définitives ni stables au groupe et ça, je crois que leur plait ! Généralement, lorsque je propose un morceau au groupe, je sais qu’il suivra. 

 

Les DNJ : 

Parlons du groupe justement, et notamment du renouvellement des musiciens depuis 2007. Il semble que ce renouvellement ait donné une autre dimension au groupe ?

 

Fred Maurin

C’est vrai que l’on a toujours des limites dans ce que l’on peut réaliser que ce soit pour des questions techniques ou alors parce que l’on a des temps de répétitions limités mais malgré cela, j’essaie toujours d’être sur le fil du rasoir ; je veille à pousser la musique en avant parce que je connais mes musiciens et ce qu’ils sont capables de produire. C’est dans cet esprit que nous avons beaucoup progresser ces 5 dernières années. L’orchestre hier et l’orchestre aujourd’hui c’est le jour et la nuit. Nous avons vraiment avancé ensemble sur des projets ambitieux. Si nous arrivons au bout de ces projets c’est parce que tous les musiciens du groupe s’y impliquent. C’est justement pour ça que ça fonctionne ! Par ailleurs, nous préférons motiver les gens par la musique, que par l’argent : la musique, ça fonctionne !

 

Les DNJ :

Tu es leader de Ping Machine, mais joues-tu exclusivement avec ce groupe ?

 

Fred Maurin :

Je joue avec d’autres formations, mais Ping Machine me prend beaucoup de temps. J’ai encore un projet en quintet radicalement différent qui se nomme Cartel Carnage avec lequel nous allons probablement sortir un disque à l’Automne, le disque est prêt mais nous sommes encore en quête d’un distributeur ; c’est un projet avec Alex Tomaszewski (basse), Rafael Koerner (batterie), Sylvain Bardiau (trompette) et Sylvain Cathala (saxophone). Avec ce quintet, nous avons un répertoire radicalement différent de celui de Ping Machine puisque c’est un répertoire death métal, free jazz expérimental. C’est Alex Tomaszewski qui dirige ce projet. Je dois avouer que depuis deux ou trois ans, j’ai mis un peu de côté les trios et quartets car le temps me fait défaut.

 

DNJ :

J’ai l’impression que tu ne te considères pas vraiment comme un soliste …

 

Fred Maurin :

C’est surtout qu’aujourd’hui, j’ai concentré mon action sur l’écriture et comme je suis perfectionniste, cela me demande beaucoup de travail, j’ai donc moins de temps pour l’instrument. J’essaie tout de même de garder une place dans Ping Machine mais sur scène, il est difficile de gérer en même temps guitare et direction : physiquement je veux dire. On a une espèce d’instrument dissymétrique dans les mains qui complique un peu les choses … et par rapport à cela aussi j’ai dû faire des compromis. Mais j’aimerais beaucoup avoir un peu de temps et rejouer en trio ou en quartet. Mais ça reviendra !

 

DNJ :

2011 est une année chargée, on a beaucoup parlé de vous dans la presse, vous avez eu des critiques élogieuses … vous avez un projet de sortie disque à la rentrée je crois ?

 

Fred Maurin :

En effet, avec Ping Machine, nous avons réussi à mettre en œuvre un projet un peu improbable en début d’année ; nous avons monté une tournée de neuf dates qui nous a permis de roder le nouveau répertoire et à la fin de cette tournée, nous sommes allés directement enregistrer en Allemagne au Studio Bauer où se trouve notre label (Neuklang). Le disque sortira en Septembre 2011. Le concert de sortie de disque avec le nouveau répertoire aura lieu le 12 Octobre prochain à la Dynamo des Banlieues Bleues et puis il y aura ensuite une tournée dans le sud de la France et enfin, un concert au Studio de l’Ermitage en Novembre 2011.

 

DNJ :

Les morceaux que vous avez joués aujourd’hui font-ils partie du nouveau disque ?

 

Fred Maurin :

Les morceaux que nous avons joués cet après-midi font partie du nouvel album mais comme je l’expliquais au début, avec un format plus court ! Il y a plus de morceaux sur le disque. Je précise d’ailleurs que le disque sort en bac en Septembre 2011 mais qu’il est disponible en téléchargement depuis le 1er Juillet sur Qobuz à l’occasion du concert que nous venons de donner au Parc Floral.

 ping-machine.jpg

                                                               ©photo : Christophe Alary

 

Propos recueillis par Julie-Anna Dallay Schwartzenberg

 

PingMachine desTrucs w

 

 liveweb.arte Ping Machine au paris jazz festival

 


 

Partager cet article
Repost0

commentaires

P
<br /> <br /> Tiens, je croisais hier soir le contrebassiste du Ping, Raphaël SCHWAB vadrouillant rue des Lombards... Il faut que je revoie le Ping Machine en salle... il faisait trop frisquet en cet aprem du<br /> Paris Jazz Festival...Belle formation néanmoins !<br /> <br /> <br /> http://tinyurl.com/3j3ds7a<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre