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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:54

Obliqsound 2011

Gretchen parlato (vc, perc), Taylor Eigsti (p), Derrick Hodge (cb), Kendrick Scott (dm), Dayna Stephens (g) vc), Alan Hampton (g, vc), Robert Glasper (fder)

 

GretchenParlato_TheLostAndFound.jpg 

Avis partagé sur le dernier album de Gretchen Parlato.

Au chapitre de ce que l'on aime, il y a assurément cette fausse fragilité de la chanteuse, cette indicible fêlure, frêle esquisse de filet de voix. Mais avec un énorme background musical et un placement vocal exceptionnel. Il y a chez la chanteuse quelque chose qui la rapproche de Wayne Shorter. Des évanescences subtiles. Pas étonnant d’ailleurs que Herbie Hancock la porte aux nues. Pas étonnant non plus de la voir reprendre régulièrement des thèmes issus du répertoire de Shorter (ici Juju, dans le précédent album, ESP). Lorsque l'on entend la chanteuse reprendre du Simply Red, comme ce Holding back the years, il se passe assurément quelque chose. La chanteuse cherche en effet une musicalité bien au-delà de la simple mélodie pour faire résonner les accords autrement comme sur Better Than ou sur Circling où la chanteuse semble se moquer du tempo pour créer son propre espace. Éloge de la lenteur. Et en ce sens c'est effectivement une vraie chanteuse musicienne. Une de ces chanteuses qui ressens le feeling de la musique.Ce qui est aussi le cas dans sa version de Blue In Green .


La voix est importante, le texte  l’est du coup beaucoup moins.

Au point que ( et c’est à ranger au chapitre que l’on aime moins) l'on peut être parfois agacés de l'entendre susurrer jusqu'à l'inaudible, des mots parfois à peine prononcés, comme des esquisses de souffle. Ce qui ne manque pas de donner un petit côté précieux à la chanteuse qui semble se donner l’air de ne pas vouloir trop y toucher. Les arrangements signés Robert Glasper lui rendent le meilleur mais aussi parfois le pire. Dans le pire il y a ce côté lounge hyper marketé pour club branché à l’heure de l’after dans un décor hyper moderne au  look fluo chic. Ça sent un peu le cocktail pour jeune BCG du côté du 8ème arrondissement de Paris….( ex sur In a dream remixou sur All That I can). Peut-être cela tient il au fait que la chanteuse semble peu communiquer avec les musiciens, à la différence de ce qu’elle faisait dans son précédent album où l’apport de Lionel Loueke était essentiel.

Il faut certainement entendre la chanteuse en live pour se rendre compte de ce qu’elle est vraiment et peut être se faire une opinion plus tranchée. Ceux qui étaient au New Morning la semaine dernière en sont en tous cas ressortis éblouis par la chanteuse. C’est bien la preuve…..

Jean-Marc Gelin

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Published by Jean-marc Gelin - dans Chroniques CD
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