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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 00:00

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De plus en plus, j'aime le cafe OTO. D'abord sa simplicité, son accueil simple, ses bières simples, son accès simple. Aussi, c'est un lieu de musiques dites décaléesn en tout cas musiques originales - autres - nouvelles - électro - free - africaines... J'aime sa programmation éclairée et eclectique. Enfin, le cafe OTO sait présenter les artistes qui y sont programmés via sa newsletter et sur son site. Il nous donne envie de venir à leur rencontre - c'est grâce à la neswletter que je suis venu voir MERGIA - probablement parce que le programmateur aime les musiques qu'il propose. J'aime le cafe OTO par sa sincérité, sa dynamique artistique positive et aguerrie.

Du côté des "musiques africaines", c'est au Cafe Oto qu'on peut y voir et écouter le pianiste nigérien Mammane Sani (Mamane Sani en anglais) - venu avec ses cassettes 60 mn à vendre sur place - et son orgue (on aurait envie d'ajouter "bontempi") reprendre avec fierté des chansons de Nicoletta et chanter, chez nos amis anglais, la colonisation française. Puis nous y avons rencontré Louis Moholo Moholo et son groupe incroyable.

Hier soir - vendredi 6 juin 2014, le café OTO accueillait le claviériste et accordéoniste éthiopien Hailu MERGIA et son trio, composé du batteur australien Tony Buck - sacré batteur original qui a joué avec The Ex entre autres - et l'"unbelievable" contrebassiste Mike Majkowski.

 

 

Dans les 80s, MERGIA - accordéoniste et clavieriste (Moog, rhodes) - s'est fait connaitre en Europe gràce à son album cassette Hailu Mergia and his classical instrument où on l'attend jouer son instrument favori qu'est l'accordéon, et avant ça avec son groupe Walias Band avec la participation de Mulatu Astatke. Puis, Walias Band connut un renouveau de célébrité en Europe et à Addis Abeba la révolutionnaire quand sa musique apparait dans la collection française des Ethiopiques.

Hailu MERGIA, presque 70 ans en bonne forme, arrive sur scène en costume: écharpe et cravate aux couleurs de l'Ethiopie. Le ton est donné. Le trio jouera deux sets des thèmes traditionnels éthiopiens et compositions de Mergia: rythmiques toujours très enlevés, funk orientales et gammes pentatoniques au rendez-vous. Juste on aura droit à un moderato aux rappels du dernier set en guise de calmant placebo donnant la fin de concer.

J'ai adoré la folie du contrebassiste Mike Majkowski qui me rappelle à plus d'un égard notre contrebassiste fou Géraud Portal. Il est connu pour ses soli imaginatifs, ses collaborations avec Han Bennink et Peter Brötzmann et ses travaux novateurs. J'ai aussi beaucoup aimé l'australien Tony Buck, basé à Berlin, et son groove qui vous emporte. Très rafraichissant, musique élaborée et simple en apparence. Surtout on y voit  avec  plaisir un trio qui aime se retrouver pour jouer. Le public l'a bien compris: les uns dansent, les autres dodelinent en rythme; tous rêvent un peu d'Addis.

Un conseil: jetez un oeil et une oreille à la vidéo ci-dessous. Elle en vaut la peine.

JG

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