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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:10

 

Motema 2014

Jacques Schwarz-Bart (ts), Erol Josué (vc), Rozna Zila (vc), Stephanie Mc Cay (vc), Etienne Charles (tp), Alex Tassel (flgh), Milan Milanovic (p), Gregory Privat (p), Ben Williams (b), Regie Washington (b), Obed Calvaire (dms), Arnaud Dolmen (dms), Gaston «  Bonga »nJean-Baptiste (perc), Claude Saturne (perc)

 JSB-JRH.jpg

JSB raconte des histoires créoles. Des histoires venues de cet Haïti- pays meurtri, pays des raconteurs d’histoires, pays d'envoûtements, pays de ceux qui parlent haut et chantent avec âme.

Avec un jazz très marqué 80’s mariant un esprit funky et une rythmique gwoka le saxophoniste donne à ces histoires une réelle densité. Un réel ancrage au cœur d’un volcan haïtien qui fait vibrer au tréfonds de nous-mêmes que l'on soit ou non natif des îles. Parce qu’il y a dans ce discours, un cri sous-jacent, une douleur lancinante et récurrente, parce qu’il y a une humanité, spirituelle et révoltée aussi, parce qu’il aussi une fierté antillaise qui frappe au coeur. Une fierté finalement universelle.

JSB sait donner à ce discours une incroyable densité. D’abord avec ce son des (très) grands ténors qui expriment cette virilité féminine. On pense à Michael Brecker par exemple. Aussi un peu à Joe Henderson. A tous ceux qui ont su donner au sax tenor de l'après-Coltrane une puissance expressive radicale. Ce son d'une totale puissance maîtrisée tant dans les graves que dans les aigus, ce son qui sait manier l'agilité du placement et la félinité du déplacement. Ce genre de son qui traverse les corps et les esprits. Et surtout ce son qui porte autre chose que la seule musique.

Avec lui Jacques Schwarz-Bart embarque un vrai collectif particulièrement soudé dans cette urgence à dire. On notera au passage la présence de ce grand trompettiste, Etienne Charles et la présence puissante de Reggie Washington à la basse. Et pour raconter ces histoires créoles, JSB fait aussi appel à des chanteurs qui ancrent leur voix exceptionnelles dans la tradition du chant antillais, dans les racines caribéeennes. 

Les rites vaudous émergent de ce ballet puissant et finalement nous emportent dans le flot de ce qu’exprime ici l’un des plus grands jazzman de sa génération.

Jean-Marc Gelin

 

Reyrouvez ici le concert donné à Banlieues Bleues

http://concert.arte.tv/fr/jacques-schwarz-bart-jazz-racine-haiti-au-festival-banlieues-bleues

 

 

 

 

 

 


 

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Published by Jean-Marc Gelin - dans Chroniques CD
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