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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 21:46

 

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Ambrose Akinmusire Quartet

Ambrose Akinmusire - trompette , Sam Harris - piano , Harish Raghavan

contrebasse ,Justin Brown - batterie

 

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AVISHAI COHEN + KURT ROSENWINKEL

Avishai Cohen - contrebasse , chant , Kurt Rosenwinkel - guitare , Nitai Hershkovits - piano ,Daniel Dor - batterie

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La grande Halle est remplie. La qualité de l'affiche ( 1ère partie : Ambrose Akinmusire et Avishai Cohen ensuite) fait que je ne sais pas trop qui vient pour quoi. J'interroge mon voisin : " moi je suis là pour Avishai Cohen, mais j'ai plein de copains jazzeux qui m'ont parlé du trompettiste de la 1ere partie en me disant qu'a côté de lui les autres trompettistes professionnels ressemblaient a des élèves de conservatoire"

Et de fait la plupart du public attend la venue du charismatique contrebassiste.

Mais dans l'immédiat c'est le quartet d'Ambrose Akinmusire qui investi la scène. Quartet ? Effectivement car Walter Smith le ténor qui accompagne Ambrose depuis longtemps n'est pas là contrairement à ce qu’annonce le programme.

Ambrose entame son concert par une stupéfiante, lente et progressive montée aux cieux dans un solo de trompette quasi mystique. Des sommets dont il ne redescendra qu'une fois la dernière note du concert jouée. Avec son quartet ils entrent dans une musique soulful, inspirée et lente, dans des flottements presque shorteriens ou Braxtoniens. Magnifique et inspiré même si parfois il donne le sentiment de tourner en rond. Un duo avec Sam Harris renverse le public. On y entend le trompettiste pleurer, crier, chanter dans son embouchure et c'est absolument poignant.

Un vrai moment de communion pure si ce n'était le son vraiment très moyen du piano et surtout d'une contrebasse inaudible.

Lorsque Avishai Cohen entre sur la scène c'est un peu l'antithèse. A coté de la timide réserve du trompettiste, Avishai envahit l'espace comme un Bruce Springsteen du jazz. IL entre sur scène comme sur un ring. Tout en force et en énergie. Danseur avec son instrument. Fougeux aussi sur des thèmes gorgés de soleil et de groove. Rapidement il est rejoint par son invité, le guitariste Kurt Rosenwinkel avec qui il avait l'habitude dans ses jeunes années de jouer dans les rades de New York. Depuis le temps est passé, Cohen a joué avec Corea et poursuivi une médiatique carrière alors que Rosenwinkel est parti vivre à Berlin. Et c'était la curiosité du moment : comment les deux hommes aux univers musicaux si distincts allaient-ils se retrouver. La réponse est : plutôt pas mal et assez efficace même si les deux hommes ne parviennent pas a élever la musique au delà du joli. Pas du beau. Du joli. Et plutôt très bien joué. Pas de quoi bouder son plaisir. Et si Avishai Cohen est un musicien aussi impressionnant que brillant , Rosenwinkel tout en retenue affiche un jeu d'une douceur saisissante. Mais la révélation pour moi aura été les deux membres du trio de Cohen : un pianiste (Nitai Hershkovits) subtil et élégant ainsi qu'un batteur foisonnant et riche ( Daniel Dor).

Avishai Cohen vient pour un rappel chanter un morceau cubain seul à la cntrebasse avec des accents à la Cachao Lopez. ET pour finir le guitariste revient sur scène pour un Besame Muchoqui tombait un peu là comme un cheveu sur la soupe pour un Rosenwinkel a des années lumières de cela.

 

Une ouverture du festival en demi-teinte donc mais qui faisait souffler ce soir là un vent de générosité loin de tout vil calcul. C’est déjà beaucoup.

Jean-Marc Gelin  

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Published by Jean-Marc Gelin - dans Compte-rendus de concerts
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