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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:31

2014 3926



La soirée d'hier a commencé d'abord avec les Saltimbanques, sales gosses turbulents et doués, enfants d'Uzeste et "intermiteux" du spectacle comme ils s'intitulent eux-même. Ce septet fait de l' "amusique" en provocateurs loufoques et déjantés. Ils nous ont harangué avec un humour décalé et décapé au vitriol mélangeant dans un gros foutoir la musique et prise de parole suréaliste. Revendiquant une forme de "démagogie participative" ils se mêlent au public et le fait monter sur scène pour faire valser le jazz dans l'esprit libertaire des bandas de Gascogne. Mais il s'agit surtout d'un spectacle de rue qui malheureusement passe difficilement es planches .
Le public exulte pourtant de cette mise en bouche émoustillante avant que finalement ils ne laissent leur place aux Sorciers.

Car ce sont bien trois sorciers sympas qui entrent alors sur scène. Mais aussi trois immenses musiciens. Lubat commenca d'abord au piano, Portal en maître absolu de l'improvisation lui emboita le pas à la clarinette basse ou au soprano dont il tire mille nuances et reliefs. Sa musique, sublime coule de source, inventive et sinueuse, telle une rivière de diamants. Hamid Drake à la batterie se transforme en gourou, habité de tout son corps par cette science de la relance et des polyrythmies insensées dont il invente des chorégraphies magiques. La confluence de ces trois-là livre alors des moments d'une immense musicalité. Puis Lubat et Drake se livrent ensuite à une sorte de battle sous l'oeil amusé d'un Michel Portal qui ce soir, semblait véritablement aux anges.

Les trois sont connivents et heureux d'être là.

Mais le plaisir est de courte durée et Lubat fait alors venir ses protégés d'Uzeste pour finir la soirée en boeuf gascon et termine par un scat de Lubat comme un gigantesque éclat de jazz communicatif.



Jean-Marc Gelin

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