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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 22:06

 

Socadisc – 2011

 

Jean My Truong (dms), Sylvain Gontard (Tmp), Irving Acao (Sax), Leandro Aconcha (Pno, Key.), Pascal Sarton (Bass),Didier Lockwood (violon),Mike Stern (Guitar).

 

my-truong.jpg 

 

Il s’agit là d’un énième hommage au plus grand et au plus énigmatique des musiciens du siècle que nous venons de quitter, Miles Davis l’insaisissable. Cet honorable hommage intitulé « The Blue Light » est l’œuvre du batteur et compositeur français d’origine vietnamienne, Jean My Truong, devenu incontournable depuis les années 80 avec des groupes comme Zao, Indochine ou Surya, accompagnant entre autres des artistes aussi divers qu’Alain Bashung, Christian Escoudé ou bien encore Chuck Berry. Lorsque l’on choisit de rendre hommage à Miles, il faut malheureusement se limiter en choisissant une seule esthétique, une seule instrumentation. C’est principalement dans le Jazz-Rock que le batteur décide de frapper un grand coup, et cela entouré de remarquables talents en la personne du trompettiste Sylvain Gontard, du saxophoniste Irving Acao, du claviériste Leandro Aconcha et du bassiste Pascal Sarton. Il fallait aussi la présence d’incontournables du genre en tant qu’invité : le guitariste Mike Stern répond évidemment présent à l’invitation sur Decoy, tout comme le violoniste et ami de 30 ans, Didier Lockwood. Difficile de rendre hommage à l’œuvre d’un esthète aussi gourmand de nouveauté que fut Miles Davis. Comment interpréter Mademoiselle Mabry en négligeant All Blues. Pourquoi rendre hommage au Blue In Greensi cher à Bill Evans, en oubliant le Pee Wee de Tony Williams. Le célèbre Catembe de Marcus Miller fait partie aussi de la fête, sans faire offense au légendaire Joshua, interprété là aussi avec l’intelligence de l’arrangement. Il fallait bien le talent de Jean My Truong pour réunir tous ces chefs-d’œuvre avec autant d’audace. Chaque arrangement est d’ailleurs empli d’une sensibilité hors du commun, le plus souvent axés sur une fantaisie rythmique millimétrée, comme par exemple le thème de Milestone, s’il ne fallait en citer qu’un. La folie improvisatrice existe en chacun des interprètes et le quintet use d’une homogénéité sans pareil. Entendons-nous bien là : il s’agit dans ce disque de la continuation d’un mouvement de pensée, d’une philosophie. Jean My Truong et les siens y partagent leur immortelle passion pour cet idéal musical légendaire et... éternel. Tristan Loriaut

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