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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:09

 

 

Marseille occupe France Culture ce week end du 12 janvier 2013 et si France Inter et France Musiques n’étaient en grève, les équipes de ces radios seraient sur le terrain. Ville incroyable, de paradoxes, en chantier, qui questionne en permanence, et qui invite au voyage vers le Sud .

 

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Une vieille rengaine que chantait (entre autre) Barbara « Marseille, tais toi Marseille, tu cries trop fort, on n’entend pas claquer tes voiles dans le port » a sans doute donné l’idée de  projet d’ouverture d’une clameur continue, citadine, joyeuse sans être grondeuse cette fois.

Avant que ne résonne ce samedi à 19 heures tapantes, la grande clameur (sirènes des bateaux, cloches, klaxons et concert impromptu de casseroles et autres ustensiles…) pour célébrer l’entrée de la ville dans cette année vitale, du sacre de CAPITALE CULTURELLE EUROPEENNE, au cœur d’un vaste territoire de la Provence… arrêtons nous  un isntant sur ce qu’écrit Michel Antonelli dans son EDITO du Cri du Port :

« Si Marseille Provence 2013  a fait le choix d’un jazz institutionnel mais néanmoins de grande qualité ( Ahmad Jamal, Richard Galliano, Andy Emler MegaOctet, Paolo Fresu , Raphael Imbert (ce soir au SILO pour l’inauguration de la manifestation)…il faudra se plonger vraiment dans l’univers des petites salles régionales pour voir la richesse et la diversité actuelles du jazz. »

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Revenons donc sur cette mixité, modernité et Méditerranée que célébrait Louis Winsberg dans son dernier album de 2011, Marseille, Marseille

www.winsberg.com

www.myspace.com/louiswinsberg

 

Marseille, ville du métissage, populaire et rebelle, capitale culturelle européenne en 2013, n’a pas souvent inspiré les jazzmen. Et on comprend pourquoi avec le dernier titre  « Marcel, Marcel ». Et pourtant, le guitariste Louis Winsberg lui dédie son dernier album, Marseille, Marseille, frappé du sceau de la «Bonne Mère», la patronne de la ville qui dominait fièrement la cité phocéenne du haut de sa basilique néo byzantine, jusqu’à l’érection de la tour de verre et d’acier de la CMA-CGM, de l’architecte libanaise Zaha Hadid.

louis-winsberg-marseille-marseille-111925061

 

 

 

Car Marseille, la plus ancienne ville de l’Europe de l’ouest ne s’enorgueillit pas de ses vestiges, ayant constamment ouvert de nombreux chantiers sur les décombres du passé. Marseille est une ville d’illusions et de paradoxes, bruyante, énervée, volubile, volontiers caricaturale, mais aussi représentative du sud dans une générosité d’accueil. La Provence est un peu loin, repliée dans l’arrière-pays, sur d’autres territoires du département, Marseille ayant intégré les vagues successives d’immigration de la Méditerranée.  Le premier titre Pourquoi cette ville illustre un hommage  que présente Louis Winsberg, sans la moindre pointe d’ «assent », ni à la Pagnol, ni à la Gaudin, ni à la Caubère. Il dit « le métissage de la rue et de la Méditerranée » dans ce texte qu’il a écrit sur fond de musiques et chants orientaux. Le deuxième titre renvoie à « La camarguaise »,  avec guitare flamenca et accompagnements palmas. Car bien que natif de la ville, Louis Winsberg s’est réfugié dans son patio à Eygalières, (et on peut aisément le comprendre) dans les Alpilles, petit paradis, à deux encablures d’Arles, la véritable capitale provençale et du delta du Rhône, la Camargue. Avec son album, on  fait donc du tourisme dans les Bouches du Rhône, de la Méditerranée des calanques aux Alpilles tout en retrouvant « la Belle de Mai », un des visages de cette ville éclatée aux cents villages. ( Lire la suite .....Louis WINSBERG: "Marseille, Marseille")


Sophie Chambon

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