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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 07:11

Laborie jazz 2010

Laurent Robin : Batterie Vincent Laffont : Fender RhodesBenjamin Moussay : Orgue Hammond

 

laurent robin

 

Le moins que l'on pouvait attendre s'agissant de l'album d'un batteur... c'est qu'il groove. Et, effectivement cet album là groove sur un parti pris esthétique clairement assumé : celui d'une pop jazz très électrique  dans le prolongement du meilleur de la néo pop anglaise (est-ce d’ailleurs totalement un hasard si l'album se conclut par un God Save the Queen pas si incongru que ça ?). Pour cette occasion Laurent Robin a choisi de s’associer à une formule de trio originale en réunissant uniquement deux claviers, l'un au fender et l'autre à l'orgue, chacun alternant respectivement le rôle de soliste et l'autre prenant la ligne de basse au gré des climats voulus plus ou moins électro, plus ou moins groovy. Du coup, Laurent Robin crée un « son » assez original et assez riche qu'il parvient avec un drive un peu tendu et sec à nervurer à souhait.Comme s’il compensait par son drive le moelleux des claviers électriques. Ça tourne alors en boucle sur une musique assez smoothie, parfois lunaire et parfois presque psychédélique dans un univers entre Bd et Lounge. Très bien conçue sur le plan de sa direction artistique elle s’appuie aussi sur un très gros travail de post prod qui rend le résultat plutôt convaincant. L'on ne peut manquer d'être séduit par le travail des deux claviers qui se complètent et s'entrelacent à merveille, tous deux magnifiques solistes au demeurant. Musique riche dans sa "mise en son" et en même temps une musique qui, ne rechignant pas sur des postulats de base assez « easy listening » se rend volontairement accessible, jeune et osons le mot, "populaire". Ce qui dans n’est pas ici un gros mot mais renvoie au groove, à la danse et même à l’envie de chanter. Quelques passages vocaux achèvent justement d'ancrer cette musique dans un autre parti pris, celui de la mélodie toujours présente en filigrane. Alternant les pièces courtes et les pièces plus longues, Laurent Robin recherche une esthétique originale. Dans certain cas, cet ancrage résolu lui donne un côté un peu froid, mais dans d'autres la magie de l'easy listening opère. Sans transcender pour autant. Mais pas sans charme non plus. Jean-Marc GELIN

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