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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 22:49

ma pomme

 

www.lindaohmusic.com

Ambrose Akinmusire (tp), Lindah Oh (cb), Obed Calvaire (dm)

LindaOhEntry.jpg Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler : attention nouveau talent à suivre impérativement ! Car lorsque l’on a entendu ce premier album de la contrebassiste originaire de Malaisie, Linda Oh, on acquiert immédiatement la certitude que la jeune femme a devant elle une carrière plus que prometteuse. Ce n’est donc pas un hasard si Linda Oh qui vit désormais à New York a obtenu en 2009 une mention au concours de basse Thelonious Monk et fut désignée par Downbeat comme l’une des 10 grandes révélations parmi les jeunes musiciens.

Pour son premier album, la contrebassiste s’est adjoint les services du jeune prodige de la trompette, Ambrose Akinmusire, lui aussi premier prix du concours Thelonious Monk en 2007 et que l’on annonce en signature chez Blue Note. À la batterie, pour former le trio, Obed Clavaire jadis entendu aux côtés de Wynton Marsalis, Danilo Perez ou Steve Turre. Jeune casting de premier choix effectivement.  Belle complicité entre les trois musiciens qui, font vivre cette musique de manière très fusionnelle . Et surtout révélation de cette jeune prodige de la contrebasse. On ne se lasse pas en effet d’être impressionné par sa puissance, par sa rondeur et par ce son profondément ancré au plus profond du tréfonds du sol. Linda Oh fait ainsi preuve d’une insolente maîtrise technique virtuose et gardienne intraitable du groove. Elle qui dit s’être inspiré pour composer cet album de groupes Rock de son enfance comme les Red Hot Chili Peppers (dont elle reprend avec une  incroyable maestria Soul to squeeze de l’album éponyme) est pourtant bien ancrée dans les fondamentaux de ce jazz aussi tonique qu’inspiré. Nous la voyons pour notre part venir plutôt d’un autre monde. Jouant exclusivement de la contrebasse, la jeune fille nous évoque parfois William Parker dans ce jazz très ancré dans la scène post free New Yorkaise ou plus près de nous Claude Tchamitchian dans la perfection de sa ligne mélodique. Linda Oh ne rechigne pas à la tâche et s’y atèle même avec une certaine gourmandise comme dans ce Fourth Limb où Akinmusire est littéralement porté par cette pulse et cet ostinato que vient juste ébranler un admirable solo de contrebasse. Linda Oh tout au long de l’album affiche son sens du jeu mêlant le contre-chant et l’improvisation harmonique. Pour nous maintenir en éveil sur la base de cette formation terriblement exigeante ( contrebasse-trompette-batterie), les trois acteurs semblent réinventer constamment leur instrument dans une remise en cause permanente Entre free et improvisation structurée, la belle Linda Oh tient la baraque et délimite le champ de jeu, pose le tempo avec une assurance qui force l’admiration. Rarement depuis Avishai Cohen et Esperanza Spaulding avions nous entendu un jeu si affirmé que celui de la jeune Linda OH. Ceux qui seront au Sunside Mercredi 30 juin pourront à coup sûr en témoigner. Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

 

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