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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:53

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Me revoilà lundi 12 mai 2014 au cafe OTO pour le concert du batteur sud-africain Louis Moholo Moholo avec son quartet de longue date.

Quartet de longue date certes, et collaboration avec ses musiciens hors des murs du quartet. Jason YARDE est le saxophoniste also, ténor et soprano aux accents parfois coltranien pour le côté dramatique, le contrebassiste anglais John Edwards, et le pianiste anglais Alexander Hawkins.

Entouré d'une communauté sud-africaine de Londres, joyeuse et respectueuse de la musique du quartet, et de nombreux aficionados de la musique de Johnny Dyani et Chris Mc Gregor à la grande époque de son big band au son nouveau: le Brotherhood of Breath - duquel Louis Moholo Moholo faisait partie intégrante, le grand batteur nous a tous régalé.

C'est la deuxième apparition de Moholo au cafe OTO; la première avait fait le bonheur du lieu et la presse s'était empressée d'en dire du bien : "an evening of dramatic and emotional jazz of the highest quality" (London Jazz News). 

C'est aussi le retour que je veux en faire. Le premier set s'accorde un premier morceau construit en suite décalée/free qui emprunte largement des passages de la musique traditionnelle sud-africaine, puis un deuxième morceau plus court qui nous a montré un groupe solide et vibrant. Une musique profonde et sincère. L'humanité des quatres hommes rejaillit.

Le deuxième set est dédié aux reprises. Classiques, comme "What a Wonderful World" à la sud-africaine et investie (Jason Warde au tenor). Sud-africaines, comme "Ithi Gui" de Johhny Dyani (aussi appelée "Appear" sur son album Afrika) ou "You ain't gonna know me cos' you think you know me"; morceaux jouées par le Brotherhood of breath de Chris Mc Gregor. Sans être certain, je crois avoir reconnu aussi "Ass Jive Boer" de Dyani. Quel plaisir, quelle joie d'entendre la salle entière entonnée les mélodies, d'abord chantées/vocalisées/onomatopées par le quartet !

Avant la fin, le chanteur anglais, fou un peu, Phil Minton fait une apparition dans le public pour l'accompagner dans ses vocalises. Puis moins de deux minutes après être arrivé, il part. On lisait dans ses yeux de l'émotion et de la joie qui disaient quelque chose comme: "That's what I needed tonight".

 

JG

 

 

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