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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 18:49

Palmetto records 2009

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 A priori rien de nouveau dans ce quartet pianoless du batteur de Knoxville Illinois, Matt Wilson. Un esprit furieusement libre navigant entre les effluves Rollinsiennes et Colemaniennes avec des soufflants héroïques et une rythmique d’enfer qui manie le post bop avec un dynamisme revigorant. Les soufflants justement, parlons en. On avait déjà repéré l’altiste Andrew D’Angelo déjà entendu au côtés de Jim Black, de Chris Speed et de Kurt Rosenwinkell. D’Angelo ou la fureur de l’alto poussée à la limite de la rupture. ( exceptionnel sur Celibate Oriole) On connaissait moins en revanche et c’est un tort le saxophoniste ténor New Yorkais, Jeff Lederer qui forme avec son camarade un numéro de duettistes à entrecroisements multiples. Dans cet exercice un peu iconoclaste, les musiciens ne manquent pas d’humour et affichent un réel plaisir à jouer et à improviser avec un sens de l’engagement total. Une musique qui joue sur la puissance avec une réelle complicité dans le swing pourrait on dire. A preuve ce Two bass It , fleuron du bebop qu’ils prennent avec modernité et respect de la tradition. Leur énergie collective s’exprime dans une sorte d’expression brute du jeu réduit à sa forme primitive, presque tripale adossée à un son naturel et sans tripatouillage . On pense parfois aux heures furieuses de L’AACM si leur univers n’etait pas iconoclaste.

C’est aussi plein de contrepoints, de contrechants, de lames acérées qui s’entrechoquent (Getting friendly) sur des gros rythmes binaires . Presque une session spontanée qui dégage une bien belle fraîcheur. Entre bebop, funk ( Area man) et groove leur musique en tous cas y est toujours joyeuse et facétieuse.

Jean-Marc Gelin

 

 


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