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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 08:57

Label Cristal records/ Harmonia mundi

 Nice-Jazz-Orchestra-Festival.jpg

Voilà un disque éminemment réjouissant qu’il convient de déguster simplement : un jazz classique, lisible, et bien vivant  dès la pochette où les cuivres s’offrent à nous, resplendissant en un bouquet final … à Nice, reine de la Côte d’Azur, l’une des capitales historiques du jazz . Ainsi se présente le NJO (Nice Jazz Orchestra), orchestre rutilant créé en 2008 par des enfants du pays, à l’initiative du saxophoniste Pierre Bertrand, du contrebassiste Christian Pachiaudi et du batteur Alain Asplanato, avec les meilleurs solistes de la région.

Dans cet album sorti sur le label Cristal, le Nice Jazz Orchestra, composé de 17 musiciens, fait son festival justement. A sa tête, l’un des spécialistes de la direction d’orchestre, un as de l’arrangement, un maître de la composition, Pierre Bertrand. Ce sudiste n’en est pas à son coup d‘essai puisqu’il a créé avec son compère, le Toulonnais d’adoption Nicolas Folmer, cet autre grand format, le Paris Jazz Big Band. Il invite d’ailleurs ce dernier ainsi que le clarinettiste mentonnais Stéphane Chausse, l’accordéoniste Frédéric Viale, les chanteurs du Sashird Lao ..

De quoi créer une multicolor feeling fanfare qui tire le big band vers un marching band sur des thèmes chantants comme la « Grande parade boogaloo », hommage au premier festival de jazz de Nice.

L’album s’ouvre par un délicat « My funny Valentine » en hommage au regretté François Chassagnite, trompettiste du NJO (ce fut son dernier solo), mort le 8 avril dernier. Le répertoire est composé de standards comme ce « Caravan » où s’illustre au soprano un Jean Marc Baccarini survolté. Personne dans la formation ne rechigne à jouer des standards, les musiciens du NJO, « guests » inclus. Ces standards sont peut-être à dépoussiérer (encore que…) mais surtout à reconquérir, selon la formule de Jean Pierre Como. En liberté, comme ce «Night in Tunisia» qui méritait, cette année plus que jamais,  un vibrant hommage de l’autre rive de la Méditerranée. 

Ces thèmes, au cœur de la musique jazz, d’où partent tant d’autres directions actuelles, sont en perpétuel devenir. Certains ont été rendus célèbres par Nougaro que Pierre Bertrand accompagna en concerts, arrangeant en 2000 pour le Palais des Congrès « Work Song » de Nat Adderley et « The Cat » du pianiste Lalo Schiffrin.

Mais on retrouve aussi des compositions plus personnelles de Pierre Bertrand ou des pianistes Jean Pierre Como (l’un des fondateurs de Sixun), du délicieux Zool Fleischer (« Air comme René »), ou encore de Lalo Zanelli ( musicien argentin de Gotan project). « Paris chaviré » est un thème de Julien Lourau, période Groove gang, qui est transformé en rap slammé aux accents du percussionniste Minino Garay et de Sashird Lao. Difficile ici de citer tous les instrumentistes qui jouent vraiment collectif, servant d’écrin aux envolées toujours appréciées des solistes Stéphane Chausse, Frédéric d’Oelnitz au piano, Fred Luzignant au trombone, Amaury Filliard à la guitare. Quant à Pierre Bertrand, sur deux de ses compositions inspirées de folklores du monde, il prend un solo de flûte aux accents flamenco sur «Haut de Cagnes» et joue à la klezmer, au soprano, en hommage à Jochen Kreuzer sur « For JK ».

 

Tout un festival de couleurs et de timbres rendus par cette formation méditerranéenne, lyrique et tendre, puissante et effervescente qui se présente dans tout son éclat.

Un album roboratif à conseiller en ouverture de l’été qui sera « caliente » !

Sophie Chambon

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Published by Sophie Chambon - dans Chroniques CD
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