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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 08:05

Live au Duc des Lombards **

Cristal records 2009

nicolasfolmer.jpg 


Place au jazz à Paris dans l’antre du Duc, le célèbre club de la rue des Lombards ! La salle refaite à neuf accueille régulièrement des soirées prétextes à rencontres entre musiciens qui essaient, échangent, improvisent,  jouent! Et qui sait, si l’accord se fait, un enregistrement live en découlera peut-être, en gardant les meilleures prises des séances.

C’est ainsi que le trompettiste Nicolas Folmer avec son quartet a rencontré le saxophoniste ténor Bob Mintzer lors de 4 soirées en juillet dernier. Sans être dans la salle, on est vite au cœur de la pulse. ça joue vite, bien, et ça swingue. On  croirait entendre une formation plus étoffée tant les souffleurs  envoient, les deux premiers titres sont en effet particulièrement musclés, survitaminés .

Antonio Farao au piano, Benjamin Henocq à la batterie et Jérôme Regard à la contrebasse assurent une rythmique souple, nerveuse et racée qui soutient l’alliage des souffleurs qui prennent chacun de beaux chorus. Bob Mintzer n’est pas le premier venu et il apporte un contrepoint pertinent à son complice, Nicolas Folmer, un trompettiste avec lequel il faut compter, un des meilleurs sans doute, tant sa technique et son phrasé sont impressionnants. Pas de risque quand il s’élance, aucune ambiguïté, il fonce avec assurance et doigté. Une mise en place impeccable, un son plein et profond , une légèreté qui frise l’acrobatie  : de la haute voltige. Nicolas Folmer est aussi un compositeur éclectique , à l’aise dans les contextes divers de ses nombreux projets . Son écriture (il a composé 6 titres sur 8) est précise, sans faille, un peu trop classique à notre goût pour surprendre et émouvoir. On sent dans « Let’s rendez vous » par exemple  que l’on affaire à un habitué des grandes machines,  il est co-directeur avec le saxophoniste Pierre Bertrand du PJBB. Surviennent ensuite les ballades comme « Soothing spirit » :  sur tempo lent,  voilà une mélodie qui se retient , un thème simple et récurrent , évoquant une chanson d’autrefois. On aime bien l’autre titre, plus spirituel, « absinthe minded » à la douce mélancolie.

Au final, on écoute avec intérêt mais sans ressentir vraiment de trouble, on ne se perd pas dans ce paysage sonore, fluide et contrasté mais un rien trop lisse. Ce n‘est pas tant la conviction  qui manque que la flamme qui fait vaciller les certitudes…  Sophie Chambon
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