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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 10:35

Laborie Jazz 2011

Perrine Mansuy (p), Marion Rampal (vc), Jean-Luc Difraya (perc), Remy Decrouy (g)

perrinemansuy.jpg

 

C’est une invitation au voyage poétique fait de moments d’émotions fortes, de drôleries, de danses et de ritournelles. C’est parfois une féerie crépusculaire. C’est du jazz et de la pop tout à la fois qui rappellent Jarrett souvent par le piano ( wandering dream), qui fait parois penser à Joni Mitchell par la voix et qui sonnent même comme Ralph Towner dont il est ici repris un thème ( Beneath an evening sky). C’est même parfois du cabaret-tango sulfureux (Tango juice). C’est, figurez vous, drôle aussi avec ce clin d’œil décalé à Monk ( Listen to Monk en fait Ryhtm a Ning)

C’est aussi la rencontre de quatre musiciens

C’est le piano de Perrine Mansuy qui signe là de superbes compositions axées sur la mélodie, le chant, la narration, l’histoire presque cinématographique. C’est cette façon de se balader sur le clavier, de le chalouper délicatement, de donner cette impression de danse, de faire danser les doigts sur le clavier apprivoisé, de danser autour des mélodies, de danser-voleter sur des tourneries qui emportent tout.

C’est la voix  pour ma part totalement découverte ( révélation !) de Marion Rampal, qui à la manière d’une Jeanne Added ouvre de ces nouveaux horizons dont on rêve dans le jazz vocal. C’est cette voix si personnelle qui, sur tous les registres fait vivre toutes les émotions avec un naturel désarmant. C’est la pureté et la douceur du timbre. C’est cette intimité de la voix et de l’accompagnement de Perrine Mansuy.

C’est Jean-Luc Di Fraya qui ici ne chante pas mais fait vibrer la musique avec une incroyable finesse aux percussions. C’est la pulse délicate et soyeuse qui éclaire la musique.

C’est Remy Decrouy dont la guitare donne à l’inverse cette couleur parfois un peu sombre du rock ténébreux ( Beneath an evening sky) et dont les samples sont maniés dans une recherche sonore qui flirte avec le sens du délicieux détail.

 

C’est cela, exactement, cette rencontre des quatre qui se sont chacun trouvé sur le terrain de cette musique au charme irrésistible.

 

C’est un moment de rires et de larmes, de passions fortes et douces.

 

C’est un pur moment de grâce et cela m’a ému.

Jean-Marc Gelin

 

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