Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 20:10

Emarcy 2009

Personnel détaillé sur la pochette. Groovin’ High Music 2009.

 

 

 

Il y a chez Roy Hargrove une gourmandise réjouissante des rythmes du jazz qui l’aimante sans cesse, lui que l’on découvrit à l’âge de 17 ans, au Théâtre de Boulogne-Billancourt, comme l’un des prometteurs successeurs des plus mélodieux boppers, vers de nouveaux territoires. Louons-le donc d’avoir pu fédérer ce big band, qui avait émergé depuis le milieu des années 90 et de lui avoir enfin donné une vitrine équilibrée tout autant que chatoyante. L’entreprise est à ce point périlleuse, et les directions traduisant la curiosité musicale du leader si nombreuses, qu’il ne fallait pas s’attendre à voir affirmer une identité esthétique forte. Latin bop, vocaux mettant en valeur l’incontournable Roberta Gambarini, standards mais aussi originaux de belle facture, la palette est large, sans doute un peu trop ; elle n’éclipse toutefois pas un travail convaincant et réellement abouti dans des registres diversifiés qui disent assez le potentiel de cette formation, tels « Velera », le lumineux thème d’ouverture, l’audacieux réarrangement de « My Funny Valentine », truffé de sonorités tremblées gilevansiennes et de dissonances subtilement acidulées, la belle et longue plage modale « Requiem » ou enfin le très chantant et élégamment accrocheur « Roy Allan », un hit en puissance. Regrettons toutefois, ce qui reste incompréhensible, la pesanteur et l’anonymat du drumming avant de souhaiter longue vie à ce gang, vrai rêve de gosse d’un musicien qui porte le vrai talent cross-over en bandoulière.

Stéphane Carini

 


Partager cet article
Repost0

commentaires

F
<br /> Groove.<br /> <br /> <br />
Répondre