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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:34

 

Sortie le 3 mars 2014-03-10

Concerts : 21&22 avril au Duc des Lombards ....

www.anteprimaproductions.com 

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sophie-alour-shaker.jpg

On en rêvait elle l’a fait... Il fallait oser reprendre la bluette  «  My favorite things »de La Mélodie du bonheur, sublimée, on le sait par Coltrane et en donner une version décomplexée, librement chaloupée, à la flûte. Comme en son temps Willy de Ville qui avait osé s’attaquer à «Hey Joe » en proposant  une relecture « caliente », des plus exotiques avec mariachis.

C’était plus que risqué mais le résultat est réussi. D’ailleurs, à voir le sourire mutin sur la pochette de son dernier opus, on sent que l’espiègle saxophoniste Sophie Alour s’est amusée à nous secouer dans son Shaker personnel. Alors, ajustez votre casque et montez derrière elle dans une équipée pas sauvage mais des plus agréables, pour une virée dans les années soixante, au cœur du funk avec ce son qui caractérise la décennie, celui de l’orgue Hammond. C’est Fred Nardin qui tient l’orgue admirablement mais Sophie Alour a travaillé avec la grande Rhoda Scott, la prêtresse de l’instrument, aux pieds nus. Les musiciens dont  Sophie Alour s’entoure sont des amis et la rejoignent dans cette exaltation d’une musique heureuse, fraternelle et généreuse. Fred Pasqua  tient la batterie et sur certains titres, interviennent des «guests» formidables, Julien Alour au bugle, Hugo Lippi à la guitare (« Shaker»). Ça groove formidablement tout au long du disque, et on apprécie cette mise en jeu du corps dans une musique régénératrice.  « I wanna move my body » donne le ton de ce programme efficace avec Julie Saury, autre complice inspirée à la batterie.

Sophie Alour a  ce « quelque chose » qui vous fait chavirer, un « son » que l’on aime à retrouver dans ses solos précis, lyriques et  chaleureux :  si, dans cet album, elle reprend quelques unes de ses propres compositions écrites depuis plusieurs années, elle prouve qu’elle joue aussi (fort bien) du soprano. Elle a su multiplier les expériences convaincantes et sa musique nous atteint en plein cœur... Comme le disque est bien conçu, il existe aussi des plages plus élégiaques, des ballades  nostalgiques comme le délicat  « Comptine » ou encore  le poignant « En ton absence » repris en final par la saxophoniste sur un orgue électronique. Elle a raison une fois encore de terminer ainsi son album car le bleu est assurément la couleur du jazz.

Sophie Chambon

 


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Published by Sophie Chambon - dans Chroniques CD
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