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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 07:36

 

1CD Ames/Harmonia Mundi – 2009 -

Stephy Haik

C’est en écoutant sa superbe prestation vocale dans le « Walk on a Wild Side » de Lou Reed extrait de l’album « Carte Blanche » d’André Ceccarelli (2004) que j’ai découvert le talent de Stephy Haik. Il lui aura fallu quelques années et la rencontre décisive du pianiste et arrangeur Olivier Hutman pour que Stephy franchisse le pas et produise elle-même son premier album publié sur le label Ames de Didier Lockwood. Un disque sincère, fun, sensuel et profond qui correspond très bien à  toutes les facettes de sa personnalité et qui s’imprègne de toutes les musiques qu’elle aime, de Cole Porter à Mouloudji, en passant par Al Jarreau, Burt Bacharach et cinq compositions personnelles dont elle signe paroles et musiques. Un album remarquablement bien produit et enregistré aux Etats-Unis (Stephy a la double nationalité française et américaine) avec un quintette de grosse pointure qui outre le pianiste Olivier Hutman comporte Jacques Schwartz-Bart au saxophone, Joe Martin à la contrebasse, l’extraordinaire batteur Jonathan Blake et un guitariste israélien tout à fait passionnant : Gilad Hekselman. Dès l’intro de piano de « So in Love » on est pris dans un groove léger et subtil et les frissons commencent à nous gagner dès que Stephy pose sa belle et convaincante voix de soprano sur cet indémodable thème de Cole Porter. Avec « I Do », Stephy a composé une chanson swinguante dans un registre qui nous fait songer à Marilyn Monroe dans une comédie musicale des années 1950 (une de ses influences majeures !). Sa reprise de « People Make The World Go Round » des Stylistics est emmené par le formidable drive du batteur Jonathan Blake et la sonorité suave du saxophon

e de Jacques Schwartz-Bart. Puis la mélancolie joliment évoquée par le déracinement (« The Longest Mile ») se déploie grâce à une inventive contrebasse et côtoie sans aucun problème la joie de vivre (avec la reprise de « Mornin’ » d’Al Jarreau) dans une belle montée progressive de sax et de guitare. Enfin Stephy n’a peur de rien car elle glisse entre deux superbes standards américains (« Mean to Me ») et (« Crazy He Calls Me »), une poignante version d’ « Un Jour Tu Verras » de Moloudji, nous montrant aussi par la même occasion qu’elle arrive à maitriser parfaitement bien le répertoire de la chanson française en y mêlant émotion et sensualité.

 

Lionel Eskenazi

 

LIonel.jpg

 

 

 

 

Stephy Haik sera en concert au Sunside à Paris le 19 juillet et à Nice le 20 juillet (au Théâtre Matisse).

 

http://www.stephyhaik.com/html/guestbook.php

 

Et voici un lien pour ceux qui sont inscrit à Facebook, permettant de voir une vidéo qui propose un habile montage de plusieurs prestations scéniques :

 

http://www.facebook.com/profile.php?id=616448969&ref=ts#!/profile.php?id=594641437&ref=ts

 

 

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