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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 08:48
MARIA SCHNEIDER : " The Thompson fileds"

Artistshare 2015

Maria Schneider occupe assurément dans le jazz un position un peu ambiguë. Disons qu'en fait c'est soi l'un soit l'autre. En fait la compositrice est soit adulée par ceux qui voient en elle la digne héritière de Gil Evans qui fut jadis son mentor, ou alors totalement honnie par ceux qui reproche à sa musique un côté un peu mélo de pacotille.
Nous ne nous rangeons pas quand à nous, dans cette dernière catégorie mais plutôt dans celle des admirateurs avisés et néanmoins critiques de cette orfèvre en matière de ce que l'on pourrait appeler le jazz symphonique.

Son dernier album, Maria Schnieder l'a concu comme un hommage à sa terre natale et à la beauté de ce qu'elle lui inspire, as a passion pour l'ornithologie et la beauté des oiseaux, à la poésie de Ted Kooser.
Maria Schneider reunit ici sa formation habituelle. Ses fidèles et géniaux soutiers. Son écriture est, comme à son habitude ample, porteuse d'un véritable souffle épique, comme s'ouvrant sur de sompteux espaces sauvages qui sont ici convoqués dans toute leur beauté et leur inquiétante liberté. La musique semble voleter dans l'air et tournoyer dans le ciel comme ces oiseaux dont les superbes planches d'illustration ornent l'album. Cette écriture à la fois complexe et légère est dédiée pour chacune de ses pièces à des solistes tous exceptionnels. On pense à cet incroyable clarinettiste qu'est Scott Robinson, ou ces deux heros magnifiques du saxophone que sont SteveWilson et Donny Mc Caslin, lorsque les solos disent autre chose que la musique mais l'expriment avec intelligence et fougue.
L'apport de la guitare mais aussi de l'accordéon de Gary Versace sont essentiels à la douceur harmonique qui se dégage de cet album empli de paix.
Certes on reprochera parfois à Maria Schneider d'en rajouter beaucoup dans les montées paroxystiques et mélodramtiques. On aura parfois même le sentiment d'avoir déjà entednu quelques pièces dans ses précédents albums, comme si elle usait et abusait d'un procédé d'écriture bien rodé.
Mais ce serait alors oublier l'expressivité de cette musique, porteuse d'un véritableélan. Porteuse d'une émotion la musique.

Pourquoi la musique ? Pour cette belle et inaltérable universalité.

Jean-Marc Gelin

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Published by Dernières Nouvelles du Jazz
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