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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 07:54

 

 

 

A l’occasion de la JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU,  Jacky TERRASSON et SOLIDARITÉS INTERNATIONAL vous attendent à Bobino le lundi 27 mars à 20h pour un concert exceptionnel destiné à soutenir le combat pour l’accès à l’eau potable pour tous. Jacky TERRASSON, ce pianiste extrêmement talentueux, est généreux dans son art et tout autant dans sa vie. Il s’engage aujourd’hui aux côtés de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dont les missions principales sont de lutter contre les maladies liées à l’eau insalubre et de faciliter l’accès à l’eau potable.


Une Vague Musicale !

Pour ce concert unique, Jacky nous a concocté un programme inédit : le pianiste franco-américain voguera « Au Fil de l’Eau » de Maurice Ravel à Serge Gainsbourg, du classique au jazz en passant par la chanson française. Il a confié la direction musicale et les arrangements à son ami le saxophoniste Lionel Belmondo, qui a écrit tout spécialement pour le Jacky TERRASSON quintet et le quatuor à Cordes Equinoxe. Le Jacky TERRASSON quintet se compose de Jacky - piano, de Lionel BELMONDO - saxophone et flûte, de Stéphane BELMONDO - trompette, Thomas BRAMERIE - contrebasse et Lukmil PEREZ– batteur. Jacky a d’ores et déjà invité MATHILDE sur scène et nous réserve d’ autres surprises.


Et une déferlante de Dons !

Embarquez pour un concert exceptionnel à Bobino “AU FIL DE L’EAU” !

Cet événement unique a pour objectif de soutenir les actions de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL en faveur de l’accès à l’eau potable pour tous. L’association d’aide humanitaire en profitera pour présenter son engagement dans la vingtaine de pays où elle agit. Depuis plus de 35 ans, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL s’investit sur le terrain des conflits et des catastrophes naturelles. Sa mission : secourir le plus rapidement et le plus efficacement les personnes dont la vie est menacée en couvrant leurs besoins vitaux, boire, manger, s’abriter. Rappelons qu’en 2017, près de la moitié de l’humanité boit encore de l’eau non potable, donc dangereuse pour la santé. Plus d’informations sur solidarites.org.

L’intégralité de la billetterie sera reversée à SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.
BILLETTERIE sur le site de Bobino, Fnac, Billetreduc, Ticketmaster.
Billets à partir de 28 euros.

Contact Presse Musique / Jacky Terrasson;
Agnes Thomas : agnes.thomas4@wanadoo.fr
Contact Presse Solidarités International :
Tugdual de Dieuleveult : tdedieuleveult@solidarites.org - 01 76 21 87 11
Sophie Ghaleb : SGhaleb@solidarites.org - 01 76 21 87 03
Contact Réservations :
Fanny Soulet : You for You : fanny@you4you.fr - 06 88 28 03 98

MERCI à nos partenaires : Bobino, Fnac, Batida, Le Bonbon, Infoconcert et Lylo

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:16

Guillaume Bourgogne (direction), Malik Mezzadri (flûte, voix, composition), Amaryllis Billet, Cécile Lagoutière (violons), Manon Ténoudji (alto), Nicolas Cerveau (violoncelle), Frédéric Escoffier (piano), Brice Berrerd (contrebasse), Emmanuel Scarpa (batterie), Julien Reyboz (son)

Romans-sur-Isère, 3 décembre 2015

Onze Heure Onze ONZ022 / Absilone

 

Le projet est d'une ambition mûrie, et à multiples détentes : associer un quatuor à cordes (en lui octroyant des espaces ouverts sur l'aléatoire) et un trio « de jazz », porté sur la transmission orale et l'improvisation (en les canalisant vers une forme d'écriture). Comme toujours chez Magic Malik, tout cela repose sur une pensée où se croisent de multiples systèmes (de rythmes, de cycles, de timbres, d'harmonie assumée ou contrariée), mais en sauvegardant toujours (la touche de magie) la sensualité du chant, du timbre, la dérive du vivant et l'effusion collective. C'est comme un voyage poétique, d'autant plus difficile à décrire que, dès que l'on a cru saisir une clé de compréhension, elle s'efface dans un nouvel événement. C'est cette incertitude et ce jeu labyrinthique que traduit à merveille la poésie du titre, Pavages pour l'aile d'un papillon. La pièce est d'une seule traite, en une seule plage de trente sept minutes et quatre secondes. Le disque était disponible sur les plateformes, et il est désormais édité sur CD. Laissez vous embarquer : si vous avez su vous rendre disponible à l'écoute, vous ne le regretterez pas !

Xavier Prévost

 

Le groupe jouera le mercredi 8 février 2107 à Paris, au studio de l'Ermitage, avec le Workshop de Stéphane Payen

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:37

   Lucien, Valsons.... C'est en ces termes d'un humour qu'il affectionne encore aujourd'hui que Martial Solal rendait hommage, en 1963, à Lucien Malson, sur la première plage du disque « Jazz à Gaveau » (en compagnie de Guy Pedersen et Daniel Humair) ; une petite valse sinueuse, vive et complexe, comme le fut toujours la pensée du dédicataire.

   Lucien Malson nous a quittés le 27 janvier 2017, et sa famille a choisi de ne rendre l'information publique qu'après son inhumation, début février. Difficile de tout dire en quelques lignes de cette figure majeure de la réflexion sur le jazz, et de sa diffusion dans notre pays. Je m'en tiendrai donc à mes souvenirs d'auditeur (adolescent j'écoutais Jazz dans la nuit sur Paris Inter) ; et de lecteur, avec les différentes éditions du Que Sais-je sur Les Maîtres du Jazz, Les Cahiers du Jazz de la première époque, de 1959 à 1971, L'Histoire du Jazz et de la musique Afro-Américaine dans sa première édition, en 1976, dans la collection 10/18, et les innombrables articles dans la presse (Jazz Hot, Jazz Magazine, Le Monde) ... Je repense au reproche amical qu'il me faisait d'abuser des points de suspension, qui plus est au nombre de trois, en quoi il voyait une sorte de signe maçonnique (très très éloigné de mes préoccupations je dois le dire !).

   Après mon parcours d'amateur, mon cheminement professionnel a souvent croisé celui de Lucien Malson : quand en 1982 René Koering, alors directeur de France Musique, m'a proposé de reprendre la chronique que faisait Lucien le samedi matin dans l'émission de Philippe Caloni, j'ignorais si mon prédécesseur quittait cette séquence de son plein gré (tout en poursuivant son émission hebdomadaire du lundi sur Musique, et Black and Blue le vendredi sur France Culture). J'étais un petit gars de province qui ne connaissait personne dans la jazzosphère parisienne, à l'exception (notable il est vrai), de Martial Solal et Barney Wilen (lequel m'avait recommandé à Philippe Carles qui m'avait ouvert les colonnes de Jazz Magazine). Malgré mon déboulé (involontaire) sur ses plates-bandes, Lucien me fit bon accueil, peut-être parce que ma prose récente dans la presse spécialisée lui avait paru acceptable, et probablement aussi parce qu'une licence de philosophie fut (comme pour lui) la première étape d'un parcours universitaire, demeuré dans mon cas plus que modeste quand le sien fut des plus brillants ; mais cela créait entre nous, me semble-t-il, une espèce de connivence tacite. Lorsqu'en 1994 il relança, aux Presses Universitaires de France, Les Cahiers du Jazz, Lucien m'invita au bureau éditorial. Je pus proposer des sujets, et de nouveaux collaborateurs, et Lucien m'invita à plusieurs reprises à traiter des thèmes sur lesquels nos points de vue étaient extrêmement divergents. Et ce en toute bienveillance.

 

   C'est aussi en 1994 que, lors de la réédition avec mise à jour, au éditions de Seuil, de L'Histoire du Jazz et de la musique Afro-Américaine , Philippe Carles me confia la mission, très diplomatique, d'en faire la recension pour Jazz Magazine. Je me collais donc à la relecture systématique, ligne à ligne, des deux versions, pour cerner les modifications, les repentirs, les ajustements. Et je reçus de Lucien un petit mot amical, mais légèrelent teinté d'ironie, où il notait que, comme de coutume, j'avais travaillé avec beaucoup de soin ... (Une fois de plus, pardon Lucien pour ces ponts de suspension !)

Brochure "Jazz à l'ORTF", 1970. Collection Archives écrites et Musée de Radio France 

 

   Et en 1997, au moment où Lucien quittait de son plein gré France Musique et France Culture pour une retraite plus que méritée, je devenais quant à moi le responsable du Bureau du jazz de Radio France, à la suite d'André Francis qui avait pris cette fonction en 1975 (après en avoir été durant des années l'élément suractif). Je n'oubliais pas alors que cette structure avait été créée au sein de la RTF, en 1961, par Lucien Malson, qui l'avait dirigée jusqu'à la fin de 1974, au moment où l'ORTF allait céder place à Radio France et aux autres sociétés de l'audio-visuel public.

   Bref dans ce microcosme du jazz où j'ai passé la plus grande part de ma vie professionnelle, Lucien Malson fut un jalon majeur, après avoir été un repère dans ma vie d'amateur. Et c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris sa disparition : l'un de nos derniers contacts téléphoniques remontait à décembre 2011. Je voulais le convier au studio 105 de Radio France à un concert d'hommage à son grand ami André Hodeir. Il ne sortait alors de chez lui que pour faire quelques pas Avenue de Wagram, où il résidait, et il avait décliné, à regret.

   Merci Lucien, merci pour tout : ton esprit vif et caustique, ton exigence intellectuelle et ton humour pince-sans rire. Nous sommes nombreux à nous sentir un peu seuls, depuis que tu as pris congé...

Xavier Prévost

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 15:24

Le Silence de l'exode

Yom (clarinettes, composition), Farid D. (violoncelle), Claude Tchamitchian (contrebasse), Bijan Chemirani (zarb, daf, bendir). Réalisation Thierry Augé

Festival Banlieues Bleues, Saint Ouen, Espace 1789, 25 avril 2013

Back to the Klezmer

Yom (clarinettes, composition), Dario Izkovic (accordéon), Benoît Giffard (trombone, tuba), Maxime Zampieri (tapan). Réalisation Gilles Le Mao

Festival Banlieues Bleues, Tremblay en France, L'Odéon, 19 mars 2014

1 DVD, deux films (son stéréo et multicanal) La Huit /ESC distribution

 

Deux films en un seul DVD, lequel est publié dans une série qui comporte un volume consacré à Émile Parisien et Vincent Peirani (déjà chroniqué sur Les DNJ par Sophie Chambon), et un autre consacré à Thomas de Pourquery (chronique à paraître prochainement). Deux aspects du clarinettiste Yom : le tropisme world music, avec une allégeance enthousiaste à la musique Klezmer, et un référence à l'exode, au sens le plus large, avec une musique originale introduite par un texte d'Erri De Luca. Le Silence de l'exode, c'est comme un parcours transversal entre des identités musicales différentes : chaque interprète du quartette vient avec les traces de sa (ses) culture(s). Il en résulte un déroulement d'une intensité dramaturgique qui tutoie la magie. C'est filmé avec un rythme parfait (changements de plan, mais aussi de cadrage) qui confère à l'ensemble une force expressive qui épouse la beauté de la musique. Un moment le violoncelliste nous fait entendre des sonorités de oud, et à cet instant tient son violoncelle comme on le ferait d'un luth ou d'une guitare. Très belle réalisation où la musique et sa captation paraissent nées d'un seul geste.

 

Pour le second film, Yom introduit son propos musical par le récit de son attachement, dès l'enfance, à la musique Klezmer, dont il conte sobrement l'histoire. Puis vient le concert, emblématique de l'effervescence insensée qui sied à ce langage musical. Beau filmage aussi, plus classique, en accord avec une musique faite de pleins et de déliés, de moment paroxystiques et de pauses mélancoliques. Au total, et comme souvent dans les productions de La Huit, un bel objet qui sert la musique, avec amour.

Xavier Prévost

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 22:08

PAPANOSH  : «  A chicken in a bottle »
Yellowbird - L’Autre Distribution 2017
Sébastien Palis (orgue B3, Wurlitzer, p, Vc), Jérémie Piazza (dms), Quentin Ghomari (tp), Raphaël Quenehen (as, ts, sopranino, vc)

 


On se souvient encore du magnifique album qui précédait celui-ci  ( « Oh yeah Ho ») et qui rendait hommage à Mingus. On s'en régale encore les écoutilles. Du pur bonheur.
Et bien l'on peut vous dire que deux ans après, Papanosh, ce jeune groupe tout droit venu de Rouen.... bande encore !
La flamme est toujours là. L'énergie collective encore plus présente que jamais, encore plus flamboyante dans une sorte de cocktail inventif et (ré)créatif.
C'est superbement écrit. C'est joué terrible.Mazette : ça pétille, ça remue de la queue comme un chien fou, ça groove et ça roule le tempo (Hermanos) sur une tournerie obsédante que n'aurait pas renié Mulatu Astakte. Dans ce grand creuset on trouve de tout : une inspiration très Ornette colemanienne sur 160 pm  faite de rupture et de collages, des virées Ellingtoniennes ou un funk très « Shiffrinien » (Moquette) et toujours l’ombre tutélaire d’un Mingus omniprésent.
On l’a dit ça joue à haut niveau sans jamais se la raconter. Le plaisir est évidemment communicatif. Les solistes sont étincelants. La musique nous laisse toujours en éveil et ouvre des tiroirs, toujours en ruptures, accélère puis ralentit, passe à autre chose et revient au thème sur des nappes électriques tramées par l’orgue B3 de Sébastien Pallis dans les pas d’un Larry Golding.
On pense aussi à l’Art Ensemble of Chicago par ce cotée un peu potache et renverser de tables.
En bref on est fans-fous de Papanosh qui depuis plus de dix ans nous fait vibrer par son intelligence maligne et ses talents virevoltants.
A consommer avec excès !
Jean-Marc Gelin

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:42

 

 

 

 

 

Après Aphrodite, Marjolaine Raymond présentera au Sunside son nouveau projet.

 

 

A ne pas manquer

 

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:17
TOC & THE COMPULSIVE BRASS BAND

TOC & The Compulsive Brass Band

www.circum-disc.com

Quatre titres en près de 52’ : le programme est clair dès le nom du groupe, qui annonce la couleur, non pas la lumière bleuâtre des paysages septentrionaux mais le sépia délavé du souvenir. Car les Nordistes extrêmes du trio TOC (non pas « troubles obsessionnels compulsifs ») mais T pour Jérémy TERNOY (piano), O pour Peter Orins ( batteur), C Ivan Cruz ( guitare) s’adjoignent un ensemble de cuivres passablement déjantés (Compulsive Brass Band du collectif Muzzix). Pour qui connaît l’esthétique du collectif de Lille que je n’ai jamais pu entendre en live, moi qui suis fixée à Marseille (bien malgré moi) « comme une arapède au rocher », comme on dit ici, peuchère! Rien de surprenant, puisque tous les disques de ce label prolifique sont différents, tentent des voyages sidérants et extrêmes avec un sentiment d’étrangeté, une inquiétante et agréable familiarité, si on aime cette musique planante ( pas vraiment au sens des années 70 cependant) . Un magma de sons, de nappes bruitistes, électroniques, le pilon régulier et lancinant de la batterie…. Et cette fois les quatre soufflants cuivrés qui, sans arrondir vraiment les angles, apportent leurs timbres originaux, chaleureux  et complémentaires en diable. (Maxime Morel au tuba et trombone, Christian Pruvost à la trompette et deux sax Sakina Abdou à l’alto et soprano avec Jean Baptiste Rubin au bariton et ténor). Quelle équipe de choc ! Pas étonnant que ça clashe, gronde, crisse, klaxonne et éclate sur le morceau inaugural le moins long, 8mn tout de même, pour nous mettre en oreille: « Air bump » pour absorber les chocs sonores plus ou moins mineurs . Et il est vrai que ce n’est ni étourdissant ni inaudible. Comme amorti, le nom est bien trouvé. Le morceau s’achève et l’on se demande quand et si cela va devenir plus mélodieux. Encore qu’il y ait une réelle beauté à ces textures urbaines pleines de matière, sonorités industrielles, du genre « friches » (on connaît dans le Nord), un peu désolées mais jamais tristes. Car l’énergie est tout de même le maître-mot de ces musiques actuelles, prenantes.

La Nouvelle Orléans dans tout ça ? Un parfum dans les titres comme ce « Stomp out from Jelly » très joli, cet oxymoron entre le battement du «stomp » et la mollesse de la « jelly ». Non, il s’agit de Jelly Roll Morton , l’un des pères fondateurs du genre… qui n’était pas vraiment mou. Mais il faut quand même chercher loin : dans les marais sordides comme « Dans la brume électrique » de Tavernier où ressortent les cadavres des confédérés car cette terre sudiste est gorgée d’histoires, de morts et de charniers comme dans le Nord et l’Est de la France, tiens tiens….

Non, pas de énième « tribute », où l’on s’empare souvent des anciens sans les revisiter vraiment sans la traversée et les apports constitutifs de l’histoire du jazz. Pas de rag par exemple pour K (Kid Ory le tromboniste de Storyville), pas de rappel de Satchmo et de Billie « Do you know what it means to leave New Orleans ? ». Et pourtant, on ressent cette moiteur un peu étouffante, assourdie, on est anesthésié avec le lent  et inexorable crescendo du troisième titre «No Rag for Kid» qui s’éteint dans un souffle.

Comme à chaque fois avec Circum, je me laisse prendre et pars à la découverte d’images et de senteurs, créoles avec le dernier titre, le seul qui évoque (à ses débuts du moins) le Sud louisianais, puis en toute fin un "dirge",  chant funèbre. Heureusement car cette musique aujourd'hui est souvent perçue de genre (un peu trop touristique) du «Carré Français». C'est au contraire une musique narrative actuelle avec des mots d’hier, en échos étouffés, incertains que nous renvoie la mémoire. A l’image de la pochette brunâtre, tellement délavée qu’elle en devient presque illisible sur un graphisme "vintage" de Peter Orins. Culotté mais intelligent et insolite. Ah le NORD !

Sophie Chambon

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:13

Soirée de l’Académie du Jazz… Monk et le blues de Chicago
Pan Piper (75011) le 22 janvier 19 h
Quoi de neuf ? Monk. Ce 22 janvier, le grand-prêtre du Be-Bop était à l’honneur, anticipant sur le calendrier (on célèbrera le 100 ème anniversaire de sa naissance en octobre). La soirée annuelle de remise des prix de l’Académie du Jazz s’est ouverte et conclue sur un air de l’inégalable Thelonious : un duo René Urtreger-Jean-Louis Chautemps, lauréats historiques du prix Django Reinhardt (1961 pour le pianiste et 1965 pour le saxophoniste ténor) pour lever le rideau et tutoyer les anges, et en fin de partie, sorte de couronnement, le lauréat 2016 du même prix décerné au musicien français de l’année, le pianiste Fred Nardin qui rejoint au Panthéon de l’Académie ses illustres confrères (et notamment Sophia Domancich, Alain Jean-Marie ou encore Laurent Cugny présents au Pan Piper).
De ces deux heures de cérémonie, rendez-vous toujours prisé de la communauté du jazz, le spectateur conservera le souvenir de la richesse du plateau musical live mitonné par le président de l’Académie, François Lacharme. Laurent Courthaliac, Andy Sheppard, Michele Hendricks, Jérôme Etcheberry en trio (Michel Pastre, Louis Mazetier), lauréats  de l’édition 2016 ont donné un aperçu (l’impératif du chronomètre) de leurs talents. Les amateurs de vocal étaient spécialement à la fête : après le scat de Michele Hendricks, une chanson du soulman William Bell adressée par vidéo à l’assemblée et surtout, en direct, un show du musculeux bluesman Corey Dennison en compagnie de son compère guitariste-harmoniciste Gerry Hundt, venus spécialement pour l’occasion de Chicago.

 

 

 

 

 

 


D’autres monuments du jazz étaient aussi dans tous les esprits ce soir-là, figurant au palmarès d’une Académie qui –la consultation de son palmarès sur une longue période en témoigne-sait reconnaître et honorer les acteurs de cette musique centenaire : Duke Ellington, avec la biographie enfin publiée en français plus de quatre décennies après sa sortie aux Etats-Unis, et les duettistes Thad Jones-Mel Lewis, pour un enregistrement de 1966 de leur big band au Village Vanguard. Ce 22 janvier, le Pan Piper avait l’espace d’une courte soirée des allures de club, avec la passion et l’émotion qui unissaient musiciens et spectateurs.
Jean-Louis Lemarchand
 

 

 

 

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Soirée et palmarès de l’Académie du Jazz… Monk et le blues de Chicago
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 22:19

Milan Music. Enregistrements de 1986 à 2015

 

On ne fera pas l’injure aux lecteurs des DNJ en leur présentant Richard Galliano. L’accordéoniste méridional est devenu une figure majeure de la scène musicale depuis près de trois décennies.  Sa renommée tient à son talent d’instrumentiste allié à des qualités rythmique et mélodique mis au service d’un répertoire sans frontières. Ces différentes facettes peuvent être appréciées à leur juste valeur dans une compilation réalisée par les disques Milan portant sur près de trente ans de travail avec la maison dirigée par Emmanuel Chambredon.  Un parcours qui s’entame en 1986 avec  celui qui inspira Galliano en lui conseillant de « dépoussiérer » l’accordéon, à l’instar de ce qu’il fit avec le bandonéon, l’argentin Astor Piazzolla. Au fil des plages, on retrouve l’accordéoniste dans toutes ses configurations (petite formation, grand orchestre) et sous tous les cieux (Europe, Etats-Unis, Amérique Latine), échangeant aussi bien avec un collègue brésilien (Dominguinhos) qu’avec des tenants purs et durs du jazz (Charlie Haden, Gonzalo Rubalcaba). Les titres qui ont assuré son succès populaire sont évidemment présents, Libertango, Oblivion, Tango pour  Claude (Nougaro) côtoyant des œuvres plus rarement entendues comme cet Opale Concerto  et ces chansons d’Edith Piaf (La foule, L’hymne à l’amour et –cela va de soi- L’accordéoniste) magnifiées en duo avec le guitariste Sylvain Luc.  Voilà un coffret de deux albums qui remplit parfaitement sa mission en proposant un artiste aux multiples talents, jamais à court d’idées ni d’aventures musicales.
Jean-Louis Lemarchand

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:18
Madness Tenors  BE JAZZ FOR JAZZ

 

 

MADNESS TENORS

Be Jazz for Jazz

Sortie 27 janvier 2017

Cristal records

Lionel Martin (saxophones), Georges Garzone ( tenor saxophone), Benoît Keller( contrebasse), Mario Stantchev (piano), Ramon Lopez ( batterie) 

En 2014 sur le festival bulgare de Stara Zagora, Lionel Martin fait une rencontre décisive en la personne du saxophoniste George Garzone. Naîtra alors ce projet de Madness Tenors en hommage au Tenor Madness de 1956 ( où Sonny Rollins se confrontait à John Coltane ), un quintet vif-argent composé de Mario Stantchev au piano, Benoit Keller à la contrebasse et du batteur Ramon Lopez, groupe que l’on découvrit à VAULX JAZZ en 2015.

Dès l’ouverture de ce brillant « Awo » rugit le saxophone de Lionel Martin énervé et effervescent et c’est parti pour plus de 9 minutes de transe. Distorsions et transgressions en un élan continu qui se poursuivent avec « Plus Plus », autre composition de Lionel Martin où le piano particulièrement percussif de Mario Stantchev suit les stridences des saxophones. Ramon Lopez, le batteur coloriste, rythmicien sans pareil, n’est pas en reste dans ce quintet cent pour cent jazz, apportant sa touche toujours très personnelle et exaltée, intégrant avec souplesse les imprévus de cette musique. Il faut attendre la cinquième composition pour entendre une pièce plus délicate de Georges Garzone « Fox in the wood ». Si Garzone reste au ténor sur tout l’album, Lionel Martin alterne les saxophones et fait ainsi varier, se superposer les timbres. Sans relâche, Lionel Martin vibre au son de ces musiques qu’il aime à déconstruire. Georges Garzone ne le suit pas toujours dans cette « chase » éperdue, mais en balançant autrement, il s'impose comme un contrepoint indispensable et précieux. Leurs unissons splendides traversent ce "Hey Open Up", autre composition de G. Garzone, d'une tension constante sans aller jusqu'à la cassure. Splendide!

Last but not least, «On the phone» est une pièce co-écrite par le duo Stantchev/Martin que l’on a apprécié dans leur relecture de Louis Moreau Gottschalk, compositeur classique qui faisait des tournées comme un jazzman, dans le très beau Jazz before Jazz. La pochette de l’album Be Jazz For Jazz est d’ailleurs un écho à celle du duo (Cristal Records 2016).

On retrouve pour le final cette qualité de mélodie soyeuse et tendre, le soprano faisant entendre sa plainte, une touche lyrique bienvenue après l’explosion de certaines compositions. Ainsi s’entend dans cette musique sans parole, un seul chant exprimant la colère, la fougue mais aussi la promesse d’une (ré)conciliation. Du jazz comme on l'aime!

 

A noter le concert au Festival de Saint-Fons Jazz, le 27 Janvier 2017, pour la sortie du CD et du vinyle sur le label O.S.L.O, Ouch ! Synthesis Liberty Orchestra, créé par Lionel Martin en 2016, qui se consacre aux seuls vinyles. Bonne nouvelle !

Sophie Chambon

 

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