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2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 19:00

Danger zone
Paul Morvan (dms), Alex Gilson (cb), Michel Pastre (ts), Bjorn Ingelstam (tp), Amaury Faye (p), Hetty Kate (vc)


Que ça fait du bien par où ça passe !
De la bonne humeur façon Grand orchestre du Splendid à la sauce swing era.
Le genre du jazz à Papa qui vous fait battre la musique du pied puis du bout du doigt tout en dodelinant de la tête et qui finalement vous ferait bien vous lever de votre chaise.
Voilà un jazz comme on fait plus depuis les zazous et qui, outre le fait que c'est super bien fait, a le don de vous mettre en joie.
A ecouter le matin au réveil.
Vous verrez cela vous donnera envie d'embrasser votre patron en arrivant au boulot !
A mettre sur le budget de la sécu.
Jean-Marc Gelin

En concert à Paris le 10 mai au Duc des Lombards

https://youtu.be/TZQS0xj58nk

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2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 15:17

 

Leonardo Montana, piano solo

Pernes-les-Fontaines, sans date

émouvance emv 1046 / Absilone-Socadisc

 

J’écoute Leonardo Montana depuis près de 15 ans, dans de très nombreux contextes. J’ai le souvenir de l’avoir présenté sur scène au festival de Radio France & Montpellier en 2009 au sein du trio d’Anne Paceo, et dès cette époque, j’ai été frappé par sa faculté de s’insérer dans une foule d’univers et de langages différents, sans pour autant masquer son indiscutable singularité. Singularité qui s’exprime pleinement dans ce solo, où le musicien donne manifestement libre cours à toutes ses pulsions musicales. Le titre de l’album, allusion à un mode narratif de la culture japonaise, laisse deviner une sorte de récit intime, qui se déplie selon les titres choisis dans trois langues familières au pianiste. Le texte du livret, signé Jean Rochard, éclaire cette démarche sans en dévoiler les secrets, qui se révéleront peut-être si notre écoute le mérite. Le pianiste possède une palette et des moyens instrumentaux considérables, mais ici, pas d’ostentation. La musique est pleine de nuances autant que d’éclats et d’explosions soudaines. Elle emprunte des chemins qui semblent davantage liés au besoin d’expression qu’à de quelconques automatismes. Chemin peuplé de surprises et de soudains éblouissements. Comme un voyage ; un beau voyage….

Xavier Prévost

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Leonardo Montana donnera un concert solo au Shed de Reims le 5 avril. Au même programme le duo Kassap & Labarrière, pour fêter conjointement la parution de leurs CD respectifs sous le label émouvance

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31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 11:57

Flavio Boltro : " Briga"

Casa éditions 2023


A la recherche du son perdu.

Flavio Boltro (tp), Mauro Battisti (cb), Mattia Barbieri (dms), Jérôme Casalonga (vc, cl, culombi), Malik Berki (electro)


Flavio Boltro est un trompettiste italien du Piemont, rompu à toutes les formes classiques du jazz depuis de nombreuses années (collaborations avec des légendes du jazz comme Cedar Walton, Freddie Hubbard, Pettruciani, Portal etc....).
Mais Flavio Boltro est avant tout un musicien à l'écoute et en recherche permanente.
Son dernier album en est la parfaite illustration tant il nous livre ici une sorte d'OVNI qui se plaît à brouiller les pistes et les formats traditionnels.
Ici c'est le jazz de l'impro qui se marie avec la langue vernaculaire du terroir et avec les sons electros des effets ajoutés.
Une sorte de pont entre générations, entre le local porté fièrement et l'universalité d'une musique transfrontalière.
Porteur d'une forme de modernité très électrique mais aussi de quelque chose ancré dans les traditions locales. Et les deux se rencontrent parfois comme sur Blessa où la voix scandée du territoir se mêle aux sons bruts et au scratching, dans une forme de syncrétisme fascinant.
Et le trait d'union dans tout cela ? C'est la danse. Celle des villages, ouverte à la musique moderne par la magie du jazz.
Et par l'affirmation de Boltro qu'il est un amoureux de la musique populaire. Celle du peuple qui chante.


La continuation du blues.... par d'autres moyens.
Jean-Marc Gelin

https://m.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_l6UWLV9a26AXw_Olz_LnUKW1OkWTA82vg

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29 mars 2023 3 29 /03 /mars /2023 17:15

Olivier Lété (guitare basse), Aymeric Avice (trompette, bugle), Toma Gouband (batterie, percussions)

Enregistré en concert à La Dynamo de Banlieues Bleues les 14 février et 19 septembre 2019 & le 14 mars 2022 ; le 17 avril 2019 à L’Espace 93 de Clichy-sous-Bois ; le 15 avril 2022 à L’Odéon de Tremblay en France

Jazzdor Series #15 / l’autre distribution

 

Inspiré par un jeu de l’antiquité grecque (ὀστρακίνδα), fondé sur la rivalité de deux équipes qui jetaient un coquillage (ὄστρακον) bicolore en annonçant la face (jour/nuit) qui devait apparaître. Curieusement ce coquillage et son rôle dans le départ de deux camps rivaux a donné dans notre langue la racine du mot ostracisme…. Pas question d’ostracisme dans cette musique, évidemment, mais plutôt d’un jeu d’improvisation où le hasard trouve sa place, comme berceau de l’invention, du développement, de la digression ou du rebond. La qualité musicale des trois protagonistes nous vaut une sorte de voyage dans l’imprévu, le mystérieux, la sensualité des timbres, la liberté des lignes mélodiques, la prégnance des rythmes. Une véritable expérience d’écoute, très dense, et pour tout dire assez fascinante. Belle aventure !

Xavier Prévost

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En concert le 29 mars à Bobigny, Salle Pablo Neruda, dans le cadre du festival Banlieues Bleues

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À découvrir sur Bandcamp

https://jazzdorseries.bandcamp.com/album/ostrakinda

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27 mars 2023 1 27 /03 /mars /2023 17:32

L'Intemporel 2023
Nicolas Parent (g, compos) + Pierre Durand (g), Yom (cl); Kentaro Suzuki (cb)


Bel album du guitariste autour de ses propres compositions qui semblent se balader dans quelques grands espaces de l'Ouest américain.
On y entend toute l'influence de Bill Frisell dans cette façon de faire sonner sa guitare mais pas que.  Car Nicoas Parent se promène dans une sorte de road trip au gré de ses états d'âmes parfois mélancoliques (Bambino), parfois plus roots mais toujours avec le sens de l'apaisement jusqu'à la plénitude. Un album totalement acoustique, très ouvert et d'une grande zenitude.
Nicolas Parent y apparaît comme un guitariste au lyrisme minimaliste, attaché à l'épure, débarrassé de tout superflu et concentré sur les résonances du son.

Seule petite note discordante, les 2 interventions  du clarinettiste YOM certes belles mais qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe dans cet album.
Mais l'on y prête guère attention car au final c'est un album aérien et léger qui vous élève au-delà des nuages.
Jean-Marc Gelin

Concert de sortie au Studio de l'Ermitage à Paris le 20 avril.

 

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26 mars 2023 7 26 /03 /mars /2023 16:27
KLM TRIO   PROVIDENCE

KLM TRIO            PROVIDENCE

Stéphane Kerecki (cb), Yoann Loustalot (tp, bugle), Philippe Macé (vib)

Parallel Records/Socadisc

Sortie le 24 Mars 2023 Concert 30 Mars au Sunset

 

Avec cet équipage, on voyage assez loin, affirme Philippe Macé le vibraphoniste concepteur du projet à l’origine du trio KLM (Kerecki /Loustalot /Macé). Sans être précisément aux commandes de la compagnie, il dévoile un arrière-pays attachant où l' enjeu est de favoriser le chant et le rythme avec deux compagnons ajustés. Voulant privilégier la complicité des timbres, les résonances, les sons tenus, Philippe Macé a façonné le son de l’album en pleine pandémie : le vibraphone n’ayant pas beaucoup de grave est complémentaire de la contrebasse, qui en l’absence de batterie, tient le rôle d’assise rythmique.

Si Stéphane Kerecki était un vieux complice de Philippe Macé, celui-ci connaissait le travail de Yoann Loustalot qui joue par ailleurs dans un trio avec Kerecki et Humair. Le trompettiste choisit ici de s’exprimer au bugle, au son plus doux et rond, plus adapté au vibra.

L’interplay joue à fond dans ce trio chambriste, d’une veine souvent élégiaque qui échappe aux rôles assignés en jazz à ce type de formation, sur un répertoire de neuf compositions dont  huit originaux. La seule reprise, excellent choix, est un thème baroque de Purcell “Ground on C minor” repris avec un vif élan, qui entraîne la danse, illustrant la force de la basse obstinée qui explore tous les styles et époques. 

 Cet album à l’élégance savante, tout en sonorités de cuivres et de bois se découvre lentement dans la traversée initiatique d’un univers exposé et pourtant d’une luminosité ténue, ce que confirmerait “Luminescent”, l'une des deux compositions du contrebassiste. On est frappé par une grande impression de cohérence : unité de ton, lyrisme de mélodies qui prennent le temps de se développer, sens de l’espace dans le halo chambriste de l’instrumentarium.

Ouvrant l’album, “Ecueil” est une composition de Yoann Loustalot planante, onirique, étrange que l’on survole en écho ou miroir avec “Mer d’huile” toujours du bugliste.“Are you ready for the next pandemic” embraie sur un thème interrogatif, nous rappelant que la naissance du trio et de l’album (enregistré il y a juste un an à Noirlac) survinrent dans une période peu propice aux tournées.

“The Booster” de Kerecki porte bien son nom, c’est un éveil qui euphorise en douceur, la basse et le vibra swinguant d’aise, le bugle ragaillardi lui aussi.

Groove impeccable du vibra, souffle profond et intime du bugle, fluidité d’une contrebasse très présente et pourtant discrète confèrent un caractère dépouillé à cette musique. Où courent des échanges permanents de l’un à l’autre des musiciens qui sont à la recherche d’un horizon commun. Tout glisse subtilement, avec un toucher juste, une énergie tranquille qui laissent ouvertes les marges de l’exploration. On ne peut rester insensible aux qualités de cette musique, à la lisibilité d’un ensemble tout en demi-teintes et finesse.

Sophie Chambon

 

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24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 09:12

Malik Mezzadri (flûte, voix),

Pascal Mabit (saxophone alto), Maciek Lasserre (saxophone soprano), Johan Blanc (trombone), Olivier Laisney (trompette), Fanny Ménégoz (flûte), Alexandre Herer (piano électrique), Gilles Coronado (guitare), Daniel Moreau (synthétiseur), Maïlys Maronne (piano, mélodica), Nicolas Bauer (guitare basse), Vincent Sauve (batterie)

Onze Heures Onze ONZ 046 / l’autre distribution (parution le 31 mars)

 

Retour en fanfare de Magic Malik, avec la même équipe, sauf un changement du côté de la guitare. Au travers des compositions de presque tous les membres du groupe se tisse une toile de rythmes, de traits mélodiques et de jaillissements soudains qui nous rappellent que cette musique, même si elle est voulue par le leader dans un espace musical qu’il a imaginé, est éminemment collective. Procession en fanfare subtile vers un imaginaire qui nous sollicite autant qu’il nous déroute. Dialogue des flûtes, escapades de la trompette ou du trombone, envol de la guitare sur les sollicitations des autres instruments, tout concourt à nous emporter vers cet ailleurs que guette toute poésie. Et il y aura au fil du disque un espace pour chacune et chacun, toujours dans un geste unanime, comme s’il n’y avait de soliste que l’orchestre (Tous pour un, un pour tous….). Si l’on cherche dans cette musique des sources, il est évident que l’on en trouvera, réelles ou fantasmées. Mais l’essentiel est ailleurs : dans la singularité de ce projet collectif qui, étape après étape, nous entraîne dans un paysage que nous devinons, ou croyons deviner, car il se pourrait qu’une prochaine étape (XP4 ?) soit encore une surprise, un pas au-delà. Du Grand Art musical, en somme.

Xavier Prévost

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Le groupe est en concert le samedi 25 mars à Paris au New Morning, et le 1er avril à Bordeaux au festival Déluge

 

Un avant-ouïr sur Youtube 

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 12:29
SNORRE KIRK   TOP DOG

SNORRE KIRK

TOP DOG

Label Stunt Records

Sortie le 24 MARS

 

On Late Nights - YouTube

 

Un album très agréable à découvrir concocté par un formidable musicien. Le batteur norvégien Snorre Kirke qui vit à Copenhague n’en est pas à son premier album de 2012 Blues modernism qui annonçait la couleur, celle d'un jazz classique revendiquant la tradition. Il sort sur le label danois Stunt, distribué par UVM ce Top Dog, son 7 ème album en leader d’un quintet de luxe, une rutilante machine. Une formation quelque peu renouvelée avec, grande innovation, un guitariste rythmique Mads Kjolby qui endosse le rôle de Freddie Green, l’un des atouts majeurs de la formation de Count BASIE qui demeura fidèle au pianiste cinquante ans! Les autres  complices restent le pianiste suédois Magnus Hjoerth depuis le début aux côtés du batteur et le bassiste Anders Fjeldsted depuis 2019. Snorre Kirk laisse, comme tous les grands quand ils sont aux commandes, ses partenaires suffisamment libres dans des échanges qui prennent leur sens en servant le propos assumé, son classique, swing élégant et intemporel. On croirait entendre des compositions de l’époque alors que l’écriture des dix titres est entièrement due à l’inspiration de ce maître des fûts qui n’écrit pas particulièrement pour son instrument. On pourrait presque dire que le son de la batterie est ce que l’on remarque le moins, tant la section rythmique est au service des souffleurs. On aurait tort de ne pas se laisser prendre par ces mélodies intemporelles qui paraphent avec panache une esthétique volontairement en retrait. Une fois encore les Scandinaves ont le chic de jouer le jazz sans tenter de le mêler à d’autres influences du monde. Ce sont peut-être eux les plus solides garants de la tradition et de la perpétuation de cette musique qui leur était pourtant étrangère au départ. Mais les Nordiques ont toujours su intégrer le jazz à leur culture d’origine.

Un All Jazz Band scandinave jusqu’à un certain point car la rythmique tourne autour autour du lumineux saxophoniste ténor américain Stephen Riley auquel se joint le deuxième saxophoniste danois ténor et alto Michael Blicher.

Riley a déjà enregistré avec Kirk, ce sont donc des retrouvailles qui débutent par un bon vieux blues, "Working The Night Shift" où s’expriment les deux soufflants, la rythmique accompagnant softly and gently,  façon décontractée! Suit “Top dog”, titre pour le moins mystérieux si ce n’est que le batteur pose imperturbable, avec son chien sur la pochette, très “dead pan humour”, une compo alerte, espiègle même où s’amusent les compères dans un rythme et un swing nettement plus intenses. Dans “On late nights”, l’une de ces ballades courtes mais ensorcelantes, le saxophone mène la danse, sur le souffle, chuchotant d’aise, très sensuel. Et ainsi coulent les mélodies dans une alternance de titres enlevés dans la tradition gospel “Bring me home” et de ballades tendres jamais sirupeuses ou mièvres cependant. Les sax s’envolent sur “Meditations in blue” sur un tempo medium, chaloupant, plus propice à la danse et aux rythmes brésiliens qu’à la réflexion. "Swing point" porte bien son nom, ça pulse et remue dans la plus pure tradition des Four Brothers de Woody Herman. Avec “Easy Roller”, on revient sur les terres du Count et la guitare rythmique est à son aise, entraînant cette pulse constante qui structure le morceau. L’un des titres les plus prenants est sans doute une ballade sur le versant mélancolique “Yesteryear” qui nous bluffe complètement : c’est bien une composition de Snorre Kirke qui a su saisir admirablement l’esprit de ces mélodies rétro où Billie aurait pu poser sa voix qu’auraient pu conduire Ben Webster ou Coleman Hawkins. L’album qui a du chien se termine par une pirouette comme il a commencé, un hommage au Count et au blues sur ce “Boogie Rider.”

Classique mais convaincant, ce Top Dog ! Alors, ne boudons pas notre plaisir.

 

Sophie Chambon

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 11:22

ROLANDO LUNA : «  Rolando’s faces »

Esprit du piano/Inouie distribution 2023

Rolando Luna (p)

Dans l’innombrable production de pianos solos qui nous arrive ces derniers temps, notre oreille s’est trouvée captivée par ce double album du pianiste cubain, Rolando Luna qui présente avec ce « Rolando’s faces » deux versions de son art, l’une enregistrée en studio et l’autre en live lors d’un concert privé à Toulouse.

Rolando Luna est une vraie découverte pour nous et il faut rendre hommage à Paul-Arnaud Péjouan et Philippe Monsan (deux amoureux du piano) qui ont produit cette petite merveille. Le pianiste cubain n’est pourtant pas une révélation puisqu’il a longtemps tenu le piano au sein du Buena Vista Social Club et qu’il a connu une forme de consécration en remportant un double prix en 2007 au Concours du piano solo à Montreux, celui du jury mais aussi celui du public.

Et il faut bien dire que ce pianiste, adoubé par le grand maître Chucho Valdès a cette capacité de nous emballer dès les premières notes par son jeu fabuleux. Son lyrisme est d’une superbe inventivité. Son phrasé est à la fois tendre et percussif comme savent le faire les grands pianistes cubains dont la culture est toute à la fois empreinte de jazz, de rythmes latins mais aussi très fortement imprégné du piano classique du 19eme. Au fil de ce double album, Rolando Luna se ballade entre quelques standards de jazz ( My one and only love, La belle vie) , rend hommage à Michel Petruciani dont on sent à juste titre, le jeu si proche, revisite Debussy ( le bien nommé Clair de lune) ou les Stranglers ( Golden brown) et, bien sûr reprend à sa façon quelques standards cubains.

C’est dire que son univers et ses influences sont vastes et tout au long de ce double album on découvre un pianiste incroyablement libre, délié de tout carcan formel dans une forme de fluidité qui sonne comme une évidence. Une sorte de poésie virtuose. De cette virtusosité positive qui n’est pas le signe d’un étalage de richesse mais plutôt d’une grande générosité d’âme.

Luna est définitivement lunaire.

A découvrir d’urgence.

Jean-Marc Gelin

 

En concert en trio au Bal Blomet à Paris le 19 avril.

 

 

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20 mars 2023 1 20 /03 /mars /2023 20:06


LIVE AT THE VILLAGE VANGUARD
Label Edition 2023


CHRIS POTTER ( ts), Craig Taborn (p), Scott Colley (cb), Marcus Gilmore (dms)

Chris Potter et le sacre du flow !

On entend parfois certaines personnes désabusées (de tout) nous dire : «  mouai, un concert de Chris Potter, c’est toujours un peu la même chose ». Et bien je vais vous le dire franchement, laissons tous les pisse-froid à leur morosité et laissez vous embarquer dans ce nouvel enregistrement capté en live au célèbre Village Vanguard ( le 3eme dans sa discographie). Parce que comme toujours avec Chris Potter, c’est le flow sacré !


Et aussi parce qu’avec un concert de Chris Potter on entend pas seulement un concert de Chris Potter mais tout le flow d’un groupe qui, ensemble élève les exigences du jazz à des niveaux qui tutoient les sommets. Tous à l’unisson d’un jazz à très haute intensité.


Bien sûr à tout seigneur tout honneur, le saxophoniste au son purement et simplement gigantesque. On pourrait dire « saxophone colossus » si cela n’avait pas déjà été pris par celui dont il porte haut et fort l’héritage, Sonny Rollins et son son âpre et dense. Chris Potter ici s’exprime essentiellement au ténor et délaisse un peu le soprano, pour une prestation au lyrisme brut et sauvage.

Et que dire de ses camarade de jeu au premier plan desquels Craig Taborn au piano, absolument lumineux dans chacune de ses interventions. Quand à l’ssociation Scott Colley ( aussi phénoménal et pardon pour les superlatifs) avec Marcus Gilmore, là aussi c’est un vrai moteur que le quartet a sous le pied.

Et pour ceux qui penseraient encore ( si, si il y en a) que Chris Potter est tout en muscle, qu’ils écoutent cette version renversante de Blood count de Billy Strayhorn qui a tous les coups vous fera chavirer.

Et au final plus de 30ans de scène et Chris Potter accompagné de ses bandidos ne faiblit pas, de chancèle pas. Droit dans son jazz . Celui qui fait pousser les racines.

Jean-Marc Gelin

https://m.youtube.com/watch?v=aUgFXJxQIgs

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